France-Carrez critique la "dérive" des finances publiques

vendredi 29 juillet 2016 12h41
 

PARIS, 29 juillet (Reuters) - Les mesures annoncées par le gouvernement depuis le début de l'année se traduiront par 10 à 11 milliards d'euros de dépenses supplémentaires à l'horizon 2018, estime Gilles Carrez, le président Les Républicains de la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Dans une interview publiée vendredi par Les Echos, il estime que la dérive des finances publiques en cette fin de mandature de François Hollande "est bien plus manifeste que lors des précédents quinquennats" et que les finances publiques "seront dans une situation délicate à l'été 2017".

Le gouvernement a déjà averti qu'il ne compenserait pas intégralement par des économies les nouvelles mesures annoncées depuis le printemps, dont une hausse du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), même s'il a maintenu l'objectif d'un déficit public ramené à 2,7% du PIB en 2017.

Pour Gilles Carrez, beaucoup de dépenses annoncées ces derniers mois auront un effet l'an prochain, comme la hausse du point d'indice et surtout la réforme de la grille salariale de la fonction publique.

En transformant la fin du pacte de responsabilité en hausse du CICE, le gouvernement a, selon lui, trouvé un moyen de financer les dépenses de 2017 en en reportant la charge sur 2018, "puisque les entreprises ont trois ans pour faire valoir leur créance".

"Nous estimons ainsi que les dépenses supplémentaires se chiffrent entre 10 et 11 milliards pour 2018", dit-il. (Yann Le Guernigou, édité par Jean-Baptiste Vey)