LEAD 2-Monte Paschi-Le plan UBS-Passera intègre des fonds US-source

vendredi 29 juillet 2016 13h17
 

(Actualisé avec une source sur un syndicat bancaire)

MILAN, 29 juillet (Reuters) - Le vieux routier des milieux d'affaires italiens Corrado Passera va présenter au conseil d'administration de Banca Monte dei Paschi di Siena un plan de sauvetage alternatif soutenu par des fonds d'investissement américains et parrainé par la banque suisse UBS , a dit une source au fait du dossier vendredi.

Le conseil d'administration de la banque toscane se réunit vendredi pour approuver les comptes du premier semestre et un plan de sauvetage qui prévoit une augmentation de capital de cinq milliards d'euros et la cession pour 10 milliards d'euros d'un portefeuille de créances considérées comme irrécouvrables.

Selon deux sources au fait de la situation, le conseil est près de rejeter le plan UBS-Passera. "Les discussions se poursuivent mais le conseil est sur le point de la rejeter", a dit l'une d'elles.

Monte dei Paschi avait publié jeudi soir de manière tout à fait inattendue un communiqué faisant état de la réception de deux courriers émanant d'UBS et de l'ex ministre italien de l'Industrie Corrado Passera, sans donner plus de détails sur leur contenu.

Le plan alternatif prévoit une injection de 2,5 à 3 milliards d'euros d'argent frais dans la banque et la conversion volontaire d'une partie de ses titres subordonnés en actions.

Il reprend le projet de cession du portefeuille de prêts douteux au fonds public de soutien au secteur bancaire italien Atlante.

Il prévoit aussi, comme le plan élaboré par la banque elle-même, que la Banque centrale européenne (BCE) dispense Monte Paschi de revoir ses modèles internes d'évaluation des risques après la cession du portefeuille de créances douteuses, a dit la source. Une telle révision aurait un impact négatif sur ses fonds propres.

Selon une autre source proche du dossier, Monte dei Paschi est près de finaliser un consortium de huit banques garantissant une augmentation de capital de cinq milliards d'euros.   Suite...