Exploration pétrolière-CGG voit de la lumière au bout du tunnel

vendredi 29 juillet 2016 11h23
 

PARIS, 29 juillet (Reuters) - Le secteur de l'exploration pétrolière pourrait s'engager vers une reprise dans les prochains mois, a estimé vendredi le directeur général de CGG , qui évoque un regain d'optimisme au sein des compagnies pétrolières.

"Nous constatons une stabilisation du marché et un début de changement d'esprit chez nos clients (...) qui pourrait nous laisser penser que nous avons atteint le bas du cycle", a déclaré Jean-Georges Malcor à l'occasion de la publication des résultats trimestriels du spécialiste des services et équipements géophysiques.

Ce secteur a été ébranlé par la violente chute des prix du pétrole il y a deux ans, qui a conduit les "majors" a drastiquement limiter leurs investissements. Si un retournement de tendance est à présent possible, il ne s'est pas encore concrétisé dans les faits, prévient CGG.

"Ceci ne se traduit pas pour l'instant chez nous, ni par une reprise des appels d'offre, ni par une remontée des prix, c'est probablement un peu tôt, et il faudrait que les conditions se pérennisent pendant un trimestre ou deux pour qu'on puisse avoir un effet sur nos activité", a ajouté Jean-Georges Malcor durant une conférence téléphonique.

Engagé dans un plan de restructuration, CGG a poursuivi, dans un environnement qu'il juge encore "incertain", ses efforts de réductions de coûts et de dépenses durant le deuxième trimestre 2016.

Le groupe français a ainsi décidé de réduire de 50 millions de dollars supplémentaires ses investissements annuels tout en confirmant que sa dette nette se situerait en deçà de 2,4 milliards de dollars fin 2016.

Le directeur général de CGG a aussi insisté sur le fait que son groupe conserverait une "très grosse discipline" sur la génération de "cash flow".

Le chiffre d'affaires de CGG au deuxième trimestre a chuté à 290 millions de dollars contre 473 millions durant la même période auparavant. Le groupe accuse une perte nette de 79 millions de dollars, contre 61 millions un an auparavant.

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