IAG rate le consensus au T2 et abaisse sa prévision annuelle

vendredi 29 juillet 2016 09h02
 

PARIS, 29 juillet (Reuters) - IAG a annoncé vendredi un bénéfice d'exploitation trimestriel plus bas que prévu et anticipe une croissance de ce même bénéfice "dans le bas d'une marge à deux chiffres" cette année, en raison des attentats, des grèves et de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne (UE).

IAG, propriétaire des compagnies aériennes British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, avait dit en février que le bénéfice de 2016 augmenterait de plus de 900 millions d'euros, soit l'équivalent d'une hausse de 40%, mais, après la victoire du Brexit à l'issue du référendum du 23 juin, il avait fait savoir qu'il n'escomptait plus une telle croissance.

Le Brexit a provoqué une chute de la livre contre le dollar et l'euro ce qui a eu pour conséquence immédiate de renchérir les voyages à l'étranger pour les Britanniques et de propager une sentiment d'incertitude.

De surcroît, les attentats en Europe et le putsch avorté en Turquie pénalisent le transport aérien d'une manière générale, comme l'ont signalé des concurrents tels qu'easyJet, Lufthansa et Air France.

IAG pense que ses opérations en Grande-Bretagne resteront sous pression, sans compter que la chute de la livre grève des résultats qui sont eux publiés en euro, durant une période qui est habituellement la plus chargée pour les compagnies aériennes.

L'action IAG a ouvert en baisse de 1,3% en Bourse de Londres. Elle a perdu le tiers environ de sa valeur depuis le début de l'année, sous-performant l'indice FTSE-100 qui lui est en hausse de 8%.

Le bénéfice d'exploitation a augmenté de 4,7% à 555 millions d'euros au deuxième trimestre, en deçà d'un consensus le donnant à 562 millions d'euros.

La holding a déjà revu en baisse son projet d'accroissement des capacités pour cette année et a ajouté que ses plans d'investissement et de capacités étaient également réexaminés pour 2017.

(Victoria Bryan, Wilfrid Exbrayat pour le service français)