Kering fait mieux qu'attendu, Gucci brille mais BV décline

jeudi 28 juillet 2016 18h14
 

PARIS, 28 juillet (Reuters) - Kering a fait mieux qu'attendu au premier semestre malgré un environnement difficile pour le luxe, porté par les brillantes performances de Gucci et Saint Laurent ainsi que par le redressement de Puma.

Très surveillé, Gucci, principal centre de profits de Kering, a vu sa croissance organique grimper de 7,4% au deuxième trimestre, alors que les analystes attendaient un chiffre compris entre 2% et 3%.

Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle intervient sur une base de comparaison très élevée de 5%.

Reprise en main début 2015 après deux ans de déclin par l'ancien dirigeant de Bottega Veneta, la griffe florentine a fait l'objet d'un profond renouvellement stylistique sous la houlette de son nouveau designer Alessandro Michele, qui commence à porter ses fruits.

"Gucci a été porté par le succès continu des nouvelles collections de prêt-à-porter et de chaussures", s'est félicité Jean-Marc Duplaix, directeur financier de Kering, lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Les nouvelles collections comptent désormais pour 70% des ventes de la marque, dont les ventes ont décollé de 20% en Europe de l'Ouest au premier semestre, tandis que dans les pays émergents, la hausse a été de 2,1%.

Sa marge s'est redressée de 80 points à 27,6%, favorisée en partie par des effets favorables de couverture de changes.

Alors que sa rentabilité était tombée à 26,5% en 2015, après un sommet à 32% en 2013, son PDG a récemment déclaré pouvoir la redresser jusqu'à retrouver les 30% à moyen terme.

Autre centre de l'attention des investisseurs, Bottega Veneta, deuxième marque du groupe, poursuit son déclin et décroche encore de 9% au deuxième trimestre.   Suite...