La Banque Postale redoute le cocktail Brexit et taux bas

jeudi 28 juillet 2016 13h46
 

PARIS, 28 juillet (Reuters) - La crise causée par la décision des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne cumulée à la persistance de taux d'intérêt historiquement bas constitue un risque important pour les résultats futurs de la Banque Postale, a estimé jeudi la filiale de l'opérateur public de services postaux.

"Cette nouvelle crise, en soulignant un peu plus les défis que pose le niveau de taux d'intérêt durablement bas, peut potentiellement avoir des répercussions sur les revenus, les marges et le coût du risque de la banque", écrit-elle dans un communiqué diffusé à l'occasion de la publication de ses résultats semestriels.

La Banque Postale fait état d'un impact du Brexit limité à court terme en raison de son exposition financière modeste au Royaume-Uni mais juge que la volatilité des marchés est à même, à terme, de nuire à ses activités de gestion d'actifs, un secteur dans lequel elle s'est récemment développée.

"La Banque Postale est impactée par un environnement de taux d'intérêt historiquement bas", constate pour sa part le groupe La Poste dans un communiqué au sujet de sa filiale dont le résultat net a baissé de 2,6% à 360 millions d'euros sur la période. Le produit net bancaire a pour sa part progressé de 1,6% à 2,974 milliards d'euros.

Première banque française à avoir présenté ses résultats semestriels, BNP Paribas a dit jeudi matin souffrir des taux d'intérêt bas dans ses activités de banque de détail en France.

Traditionnellement très orientée vers les besoins de base des particuliers, la Banque Postale a engagé une politique de développement dans de nombreux métiers comme le crédit à la consommation ou les produits d'assurance et d'épargne tout en cherchant aussi à capter de nouveaux clients à travers la gestion de fortune et des produits spécialisés pour les entreprises et les collectivités.

Le communiqué :

bit.ly/2ad9mmv (Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez)