LEAD 2-La Commission propose d'annuler des amendes contre Madrid et Lisbonne

mercredi 27 juillet 2016 19h57
 

(Actualisé avec la réaction du président de l'Eurogroupe)

par Jan Strupczewski

BRUXELLES, 27 juillet (Reuters) - La Commission européenne a proposé mercredi d'annuler des amendes qui auraient pu être infligées à l'Espagne et au Portugal en raison de leurs déficits budgétaires jugés excessifs et a donné à Madrid deux années de plus, et à Lisbonne une année supplémentaire, pour revenir dans les normes communautaires.

Cette proposition atteste de la réticence de l'exécutif européen à imposer la discipline budgétaire alors qu'un sentiment anti-UE se développe et que la croissance économique reste molle. La proposition a l'appui de l'Allemagne, ont précisé des responsables.

La Commission avait pareillement été coulante l'an passé avec la France sur cette même question.

Pour l'Espagne et le Portugal, elle a appuyé sa décision sur une clause de circonstances exceptionnelles, après avoir été saisie par les deux pays qui réclamaient de sa part de la compréhension.

"Prenant en considération les efforts passés de l'Espagne et du Portugal, un environnement qui est actuellement difficile et les arguments exposés dans de récentes requêtes, le collège (des commissaires) a décidé aujourd'hui de proposer l'annulation des amendes à la fois pour l'Espagne et pour le Portugal", a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission, lors d'une conférence de presse.

Le droit communautaire stipule que les déficits budgétaires des Etats membres ne doivent pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB), une disposition qui vise, entre autres choses, à préserver l'euro.

Les ministres des Finances de l'Union européenne avaient endossé la semaine dernière l'opinion de la Commission selon laquelle ni l'Espagne ni le Portugal n'avaient pris les mesures nécessaires pour remplir les objectifs budgétaires convenus avec l'ensemble de l'UE et qu'ainsi la prochaine étape devait prendre la forme d'une amende représentant 0,2% du PIB.   Suite...