LEAD 1-Total accélère ses économies, les prix pèsent encore au T2

jeudi 28 juillet 2016 08h02
 

par Benjamin Mallet

PARIS, 28 juillet (Reuters) - Total a annoncé jeudi qu'il dépasserait son objectif annuel d'économies après avoir enregistré une baisse de ses résultats au deuxième trimestre 2016, marqués par le recul des cours du pétrole et des marges de raffinage.

La deuxième compagnie pétrolière européenne par la capitalisation boursière tablait jusqu'à présent pour 2016 sur 2,4 milliards de dollars d'économies en cumulé par rapport à 2014, avec un objectif de plus de trois milliards en 2017.

Total a en outre précisé dans un communiqué que ses investissements organiques seraient compris entre 18 milliards et 19 milliards de dollars cette année (contre un niveau inférieur à 19 milliards annoncé précédemment) et vise toujours une production en hausse de 4%.

Le groupe a enregistré au deuxième trimestre un résultat net ajusté de 2.174 millions de dollars (-30%) et un chiffre d'affaires de 37,2 milliards (-17%).

Selon un consensus Inquiry Financial réalisé pour Reuters, les analystes attendaient en moyenne un bénéfice net ajusté de 1.863 millions de dollars.

La production d'hydrocarbures du groupe a totalisé 2,424 millions de barils équivalent pétrole par jour (contre 2,383 millions attendus), enregistrant une hausse de 5% grâce notamment aux nouveaux projets.

Total propose un acompte sur dividende de 0,61 euro par action au titre du deuxième trimestre 2016, stable, avec l'option maintenue d'un paiement en actions nouvelles.

Le groupe n'a pas précisé dans son communiqué l'impact du coût des grèves de fin mai-début juin dans les raffineries et la pétrochimie en France, liées au mouvement de protestation contre la loi travail.

Il a réduit son point mort en termes de cash à quelque 40 dollars le baril au premier semestre et ambitionne toujours de couvrir son dividende (en cash) par ses flux de trésorerie nets organiques à partir de 2017 à 60 dollars par baril.

Total confirme viser deux milliards de dollars de cessions nettes d'acquisitions en 2016 et a notamment engagé la vente d'Atotech, sa filiale allemande de chimie de spécialité. (Edité par Dominique Rodriguez)