Aéroports-Vinci et Macquarie-FFP au coude-à-coude à Lyon-sources

vendredi 22 juillet 2016 18h05
 

par Cyril Altmeyer, Julien Ponthus et Matthieu Protard

PARIS, 22 juillet (Reuters) - Le consortium constitué de Macquarie allié à la famille Peugeot a proposé une offre inférieure de l'ordre d'un pour cent à celle de Vinci pour la privatisation de l'aéroport de Lyon, a-t-on déclaré vendredi de sources au fait du dossier.

Vinci était donné favori pour Lyon et l'opérateur italien Atlantia pour Nice, mais les jeux ne sont pas encore faits avant l'annonce des repreneurs attendue la semaine prochaine après trois tours d'enchères, ont précisé ces sources.

Le concessionnaire français est ainsi désormais donné favori pour Nice par de nombreux observateurs, Atlantia payant selon eux ses déboires à l'aéroport de Rome où des compagnies aériennes, comme Alitalia, ont critiqué le manque de qualité des infrastructures. La compagnie EasyJet a même décidé l'année dernière de réduire le nombre de ses vols.

"Vinci est repassé devant Atlantia au troisième tour", a indiqué l'une d'elles. "A Lyon, Vinci est juste devant Macquarie, avec un écart de moins d'un pour cent".

L'Etat, qui ne souhaiterait pas accorder deux des plus gros aéroports français à Vinci, déjà actionnaire de Groupe ADP , pourrait ainsi choisir Macquarie-FFP sur la base de la qualité de son projet industriel et non pas sur le prix, a-t-on souligné.

Le troisième tour ayant entraîné un relèvement des offres, l'Etat espère désormais récolter plus que le montant de 1,6 milliard d'euros jusque-là évoqué pour la privatisation des deux aéroports, a-t-on précisé.

Bercy, Vinci, Macquarie, la famille Peugeot et Atlantia n'ont pas souhaité faire de commentaire, tandis que l'Agence des participations de l'Etat (APE) n'était pas disponible pour commenter.

Atlantia est en tandem avec EDF Invest pour Nice, tandis que Vinci fait équipe avec la Caisse des dépôts (CDC) et Predica, filiale du Crédit agricole, pour Lyon.

Début juillet, des sources avaient indiqué à Reuters qu'au moins 11 offres fermes avaient été déposées pour racheter la participation de 60% que détient l'Etat au capital de chacun des deux aéroports régionaux. (Avec Michel Rose, Catherine Lagrande, Arno Schuetze et Francesca Landini, édité par Jean-Michel Bélot)