Télécoms-L'exploitant de pylônes FPS Towers est à vendre

vendredi 22 juillet 2016 16h56
 

PARIS, 22 juillet (Reuters) - FPS Towers, principal concurrent de TDF pour l'hébergement d'équipements télécoms, est mis en vente par son propriétaire, le fonds Antin Infrastructure Partners, a déclaré vendredi à Reuters son président Frédéric Zimer, confirmant une information de TMT Finance.

Née fin 2012 après le rachat de 2.000 pylônes à Bouygues Telecom (Bouygues ), l'entreprise exploite aujourd'hui 2.500 pylônes et 20.000 toits terrasse et a pour clients les principaux opérateurs télécoms. Elle a dégagé en 2015 des revenus de 53 millions d'euros, en hausse de près de 40%.

Une note d'information a été envoyée courant juillet aux investisseurs susceptibles d'être intéressés par un rachat, parmi lesquels pourraient figurer en bonne position le concurrent espagnol Cellnex, en quête d'expansion en Europe, mais aussi des fonds d'investissement.

Antin a mandaté la banque JPMorgan pour mener à bien la vente qui pourrait se conclure entre décembre et février, a déclaré le dirigeant.

Selon TMT Finance, la transaction pourrait atteindre un milliard d'euros, signe de l'appétit pour ces sociétés qui louent leurs équipements dans le cadre de contrats de long terme.

Avant même le lancement de l'appel d'offres, FPS Towers avait déjà reçu plusieurs marques d'intérêt, a précisé Frédéric Zimer.

"L'entreprise marche très fort avec une croissance de 45% par an", a-t-il dit. "C'est un métier intéressant avec des contrats sur 15 ou 20 ans mais qui est très capitalistique".

La société devrait ainsi changer de main un peu plus de trois ans après sa création, un calendrier qui s'explique par les échéances habituelles pour un fonds d'investissement comme Antin Infrastructure Partners et non par des questions stratégiques, selon Frédéric Zimer.

L'espagnol Cellnex a déjà fait une incursion en France en rachetant ce mois-ci 230 pylônes à Bouygues Telecom.

Le numéro un du secteur en France TDF pourrait en revanche être contraint dans ses velléités d'expansion en raison de ses parts de marché déjà conséquentes.

Personne n'était joignable dans l'immédiat chez Antin Infrastructure Partners pour un commentaire. (Gwénaëlle Barzic, avec Mathieu Protard, édité par Jean-Michel Belot)