L'attentat de Nice pourrait retarder la vente de l'aéroport-sce

vendredi 15 juillet 2016 14h14
 

PARIS, 15 juillet (Reuters) - L'attentat qui a frappé Nice jeudi soir pourrait retarder le processus de privatisation de l'aéroport de la ville, pour lequel les offres fermes de troisième tour sont théoriquement attendues lundi, a-t-on appris de source proche du dossier.

"Pour le moment, rien ne change, mais l'opération pourrait éventuellement prendre du retard", a indiqué la source.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du ministère de l'Economie, qui pilote le processus via l'Agence des participations de l'Etat (APE). Le calendrier de l'appel d'offres prévoit théoriquement que l'Etat se décide en août.

Au moins 84 personnes ont été tuées jeudi soir à Nice (Alpes-Maritimes) dans une attaque terroriste perpétrée par un homme qui, au volant d'un poids lourd, a foncé sur la foule à la fin du feu d'artifice du 14-Juillet sur la promenade des Anglais..

Cinq offres fermes ont été déposées le 4 juillet sur la plate-forme Nice-Côte d'Azur, dont celle de l'italien Atlantia associé à EDF invest, et celle d'un consortium composé de Vinci, de la CDC et de Predica. Un troisième tour a été décidé pour tenter de départager les offres en présence.

La privatisation partielle du premier aéroport régional français, ainsi que celle du deuxième, Lyon, pourrait rapporter jusqu'à 1,6 milliard d'euros à l'Etat, qui s'est déjà désengagé en 2014 de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. et (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)