LEAD 1-Angeloni (BCE) juge gérables les créances des banques italiennes

vendredi 15 juillet 2016 10h31
 

* Le problème n'est pas spécifique à l'Italie, dit Angeloni

* La BCE sait que la réduction des créances ne peut pas être rapide (Actualisé avec nouvelles citations et contexte)

MILAN, 15 juillet (Reuters) - Le niveau élevé des créances douteuses des banques italiennes est gérable, a déclaré Ignazio Angeloni, responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne (BCE), à un quotidien italien, ajoutant que le problème n'était pas spécifique à l'Italie.

Les banques italiennes ont souffert en Bourse ces derniers mois en raison des inquiétudes que suscitent leurs 360 milliards d'euros de créances douteuses, que la BCE souhaite voir diminuer. Le gouvernement de Matteo Renzi a engagé des discussions avec les autorités européennes pour tenter de venir en aide au secteur sans s'exposer à des sanctions pour aides d'Etat interdites.

"Il n'y a pas de problème spécifique ou national avec l'Italie", a dit Ignazio Angeloni à Il Sole 24 Ore dans un entretien publié vendredi. "Certaines banques sont handicapées par un niveau élevé de prêts non-performants. Le problème peut être géré mais ne doit pas être sous-estimé."

La BCE, chargée de la supervision du secteur bancaire pour l'ensemble de la zone euro, a fait de la réduction des créances douteuses ("non performing loans", NPL) l'une de ses priorités cette année, ce qui a conduit les marchés à craindre que certaines banques ne soient forcées de brader en urgence une partie de leurs portefeuilles de prêts.

Des sources ont déclaré le mois dernier à Reuters que la BCE prévoyait de fixer aux banques des orientations non-contraignantes fin 2016 ou début 2017 sur la réduction des créances douteuses, ce qui reviendrait à accroître la pression sur les établissements concernés sans aller jusqu'à leur forcer la main.

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