Yum Brands rassure sur ses ventes en Chine avant la scission

mercredi 13 juillet 2016 23h51
 

par Lisa Baertlein

LOS ANGELES, 13 juillet (Reuters) - Yum Brands a rassuré les investisseurs mercredi sur l'évolution de ses ventes en Chine, alors que le spécialiste américain de la restauration rapide se prépare à faire de cette division chinoise une entité distincte cotée en Bourse à l'automne.

L'action a gagné 4,6% à 89,67 dollars dans les transactions après la clôture à Wall Street à la suite des propos optimistes sur le trimestre en cours tenus par le directeur général du propriétaire des enseignes KFC, Taco Bell et Pizza Hut.

"Notre division en Chine a réussi un bon début de troisième trimestre aussi bien pour KFC que pour Pizza Hut Casual Dining, avec aussi un retour à des ventes positives à magasins constants ces dernières semaines pour Pizza Hut Casual Dining", a déclaré Greg Creed, dans un communiqué accompagnant la publication des résultats du deuxième trimestre.

Greg Creed a aussi relevé la prévision de croissance annuelle du bénéfice d'exploitation de Yum à au moins 14% contre 12% précédemment.

Les investisseurs nourrissaient des inquiétudes au sujet des activités de Yum Brands en Chine, sa principale source de bénéfice, affectées en 2014 et 2015 par un scandale sanitaire et des erreurs commerciales.

Le chiffre d'affaires des restaurants ouverts depuis au moins un an en Chine a été stable au deuxième trimestre par rapport à la même période de l'année précédente.

Les restaurants KFC, qui représentent la majorité des 7.246 points de vente du groupe en Chine, ont enregistré une hausse de 3% des ventes à périmètre comparable au deuxième trimestre, ce qui est conforme aux attentes des analystes.

Les ventes de la marque Pizza Hut Casual Dining, de moindre importance, ont en revanche baissé de 11% alors que les analystes attendaient un recul limité à 7,8%.

Le chiffre d'affaires global de Yum Brands a reculé de 3% à 3,01 milliards de dollars (2,71 milliards d'euros).

Le bénéfice net a grimpé à 339 millions de dollars, soit 81 cents par action, contre 235 millions de dollars, ou 53 cents par action, un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 75 cents, soit un centime de plus que le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. (Bertrand Boucey pour le service français)