Une seule hausse des taux suffira - Bullard (Fed)

mardi 12 juillet 2016 17h33
 

SAINT-LOUIS, 12 juillet (Reuters) - James Bullard, le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, pense toujours qu'une seule hausse des taux suffira dans un proche avenir, en dépit de la forte progression des créations d'emplois en juin aux Etats-Unis.

Bullard, qui vote cette année au sein du Comité de politique monétaire (FOMC), avait récemment changé d'opinion sur la politique monétaire, concluant que les Etats-Unis étaient entrés dans une longue période de croissance, de chômage et d'inflation faibles.

L'objectif de la banque centrale pour le taux des Fed funds adapté à ce contexte doit être lui aussi bas, ne nécessitant qu'un relèvement à moins d'un choc économique inattendu, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens.

James Bullard a dit mardi que les perspectives d'évolution des taux directeurs de la Fed n'avaient pas besoin de varier tant qu'un événement économique de poids, tels qu'une récession ou un bond de la productivité, n'aurait pas fait changer de "régime".

"La politique des taux ne changera sans doute pas pour l'essentiel dans un avenir prévisible, afin de rester en phase avec le régime actuel", explique-t-il dans un discours, estimant à 0,63% le taux des Fed funds adapté, alors que le taux actuel réel est de l'ordre de 0,37%.

Il est fort probable que la Fed ne modifiera pas ses taux directeurs lors de sa réunion de ce mois-ci mais ses membres anticipent dans l'ensemble une nouvelle hausse des taux cette année.

Sur le front de l'emploi, après les 287.000 créations de postes de juin, James Bullard anticipe un ralentissement continu du rythme de ces créations de postes dans les mois qui viennent, ce qu'il juge être une évolution normale.

Le banquier central note par ailleurs que l'impact du vote favorable au Brexit du référendum britannique du 23 juin, sera pratiquement inexistant pour les Etats-unis.

A cet égard, il observe que le tassement de la courbe des rendements obligataires américains indique seulement que les investisseurs fuient le risque et ne signalent nullement un affaiblement économique des Etats-Unis.   Suite...