Vers la fin des centrales à charbon en France

mardi 12 juillet 2016 12h41
 

PARIS, 12 juillet (Reuters) - Ségolène Royal a sonné la fin prochaine des cinq dernières centrales au charbon de France en adoptant les conclusions d'une mission sur le prix du carbone confiée au président d'Engie Gérard Mestrallet, à l'économiste Alain Granjean et à l'ex-ministre Pascal Canfin.

Leur rapport propose de concentrer sur les centrales au charbon la mise en place unilatérale d'un prix plancher national du carbone, annoncée au début de l'année.

Ce prix plancher, instauré au 1er janvier 2017, sera d'environ 30 euros la tonne, niveau auquel le gaz, moins émetteur de CO2, et les énergies renouvelables deviennent compétitives par rapport au charbon, confirme le ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer.

"Je retiens la proposition de la mission de le concentrer sur les centrales à charbon de sorte que le gain environnemental soit significatif, tout en préservant la sécurité du système électrique", a expliqué lundi Ségolène Royal.

Aujourd'hui, la combinaison d'un cours très faible de la tonne de CO2 sur le marché européen des quotas d'émission et de prix très bas de la houille rend beaucoup plus rentable de faire tourner les centrales électriques thermiques au charbon, deux fois plus polluantes que les centrales au gaz.

Les modalités du prix plancher, qui pourrait prendre la forme d'une taxe sur la tonne de CO2 ou d'une augmentation des taxes existantes, seront définies d'ici fin juillet afin d'être intégrées au prochain projet de loi de finances.

"Ça va conduire à supprimer quasiment toute production d'électricité au charbon en France", souligne l'entourage de Ségolène Royal.

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