Le FMI abaisse ses perspectives de croissance pour l'Italie

mardi 12 juillet 2016 00h32
 

ROME, 12 juillet (Reuters) - La croissance de l'Italie sera inférieure à 1% cette année et n'augmentera que très peu l'année suivante, a annoncé le Fonds monétaire international (FMI) lundi, revoyant ses prévisions à la baisse après la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne (UE).

Le FMI prévoit désormais pour l'Italie une croissance "d'un peu moins de 1% en 2016 et de l'ordre de 1% en 2017", alors qu'il projetait en mai 1,1% pour cette année et 1,25% en 2017.

L'Italie, l'une des économies les plus molles de l'Europe, aura du mal à réduire l'écart avec ses homologues même si les réformes récentes sont toutes mises en vigueur, ajoute le Fonds, dans un rapport.

Il faudra attendre aux alentours de 2025 pour que le PIB italien renoue avec son sommet de 2008, avant la crise financière mondiale, alors que la croissance de ses partenaires de la zone euro devrait être supérieure de 20% à 25% à ce qu'elle était avant la crise.

Le FMI observe aussi que le secteur bancaire italien, qui ploie sous 360 milliards d'euros de créances douteuses et irrécouvrables, constitue une menace particulière pour les perspectives économiques du pays.

"A moins de traiter en temps et en heure les problèmes de rentabilité et de qualité des actifs, les problèmes persistants des banques affaiblies pourraient en définitive peser sur le reste du système", dit le Fonds.

Enfin, la dette publique de l'Italie, la plus élevée de la zone euro derrière celle de la Grèce, ne diminuera pas cette année, contrairement à ce que souhaite le gouvernement du président du Conseil Matteo Renzi.

Le FMI prévoyait avant le référendum britannique du 23 juin que la dette italienne atteindrait un nouveau record de 132,9% du PIB cette année contre 132,% en 2015. (Gavin Jones, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)