Japon-Line met à prix son IPO en haut de fourchette

lundi 11 juillet 2016 10h58
 

TOKYO, 11 juillet (Reuters) - Le groupe japonais Line Corp, propriétaire de l'application de messagerie du même nom, a mis à prix son offre publique de vente à la limite supérieure de sa fourchette indicative, ce qui devrait lui permettre de lever l'équivalent de 1,3 milliard de dollars à l'occasion de la plus importante IPO d'une société technologique dans le monde cette année.

Line, contrôlé par le sud-coréen Naver Corp, a fixé un prix de 3.300 yens par action pour sa double cotation à Tokyo et New York, en haut de la fourchette de 2.900-3.300 yens qu'il avait communiquée précédemment, montre un avis financier publié lundi.

Ce prix valorise la société à 693 milliards de yens (6,9 milliards de dollars ou 6,2 milliards d'euros).

Line avait relevé sa fourchette indicative la semaine dernière en raison d'une forte demande provenant entre autres d'investisseurs étrangers à la recherche d'actifs asiatiques peu sensibles aux incertitudes en Europe après le vote britannique favorable au "Brexit".

L'offre publique de vente, la plus importante au Japon depuis la privatisation partielle de Japan Post l'an dernier, a aussi suscité l'intérêt d'investisseurs individuels nippons.

Lancée après le séisme et le tsunami meurtriers de mars 2011 qui avaient coupé les communications au Japon, l'application de Line est rapidement devenue la première plate-forme de messagerie mobile du pays.

La société tire l'essentiel de ses revenus de jeux et de la vente d'émojis (émôticones) mais n'a pas été très diserte sur ses projets d'expansion hors du Japon et de l'Asie du Sud-Est.

Elle fera ses débuts sur le New York Stock Exchange jeudi et le lendemain sur le Tokyo Stock Exchange.

"Il y a de l'intérêt des deux côtés du Pacifique", commente Gavin Parry, fondateur de Parry International Trading à Hong Kong. "L'introduction en Bourse de Line offre un accès à un secteur technologique peu ouvert et perçu comme étant à forte croissance, même si les fondamentaux économiques ne correspondent pas toujours." (Thomas Wilson et Chris Gallagher, Véronique Tison pour le service français)