LEAD 2-Fusion D. Börse-LSE-Seuil d'acceptation abaissé et délai prolongé

lundi 11 juillet 2016 14h17
 

(Actualisé avec annonce officielle)

11 juillet (Reuters) - Deutsche Börse et London Stock Exchange ont abaissé lundi le seuil d'approbation par les actionnaires du groupe allemand pour mener à bien leur projet de fusion et prolongé de quinze jours le délai d'acceptation de l'offre, dont la mise en oeuvre a été compliquée par le vote britannique en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

L'opérateur de la Bourse de Francfort avait expliqué dimanche que le seuil de 75% des actionnaires favorables au projet prévu jusqu'à présent pourrait être difficile à atteindre en raison du fait que des fonds indiciels qui détiennent 15% de son capital ne peuvent pas approuver l'offre tant que le seuil minimal d'approbation n'a pas déjà été atteint.

Le seuil d'acceptation a été ramené à 60% et la période d'acceptation de l'offre a été prolongée jusqu'au 26 juillet à minuit.

Lundi matin, les deux alliés avaient déclaré chacun de leur côté étudier la possibilité d'abaisser le seuil minimal d'approbation "dans le but de permettre aux fonds indiciels de participer à l'offre".

"Le fait que Deutsche Börse envisage d'abaisser le seuil nous incite à penser que le vote pourrait être bien plus serré que celui de 99% obtenu par LSE", ont commenté les analystes de Keefe, Bruyette & Woods (KBW) dans une note.

L'opérateur de la Bourse de Londres a fait valider lundi dernier le projet de fusion par son assemblée générale avec plus de 99,8% de votes favorables.

Pour Jonathan Goslin, analyste de Numis Securities, la procédure est purement technique mais le projet a des obstacles plus importants à franchir, principalement les autorisations des autorités concernées.

LSE a annoncé jeudi dernier que les Etats-Unis et la Russie avaient approuvé la fusion, mais le feu vert des régulateurs allemands et britanniques et celui de l'Union européenne risquent d'être plus difficiles à obtenir.

Le mois dernier, la BaFin, l'autorité des marchés allemands, a estimé qu'il était difficile d'envisager que le siège du nouveau groupe soit installé à Londres si la Grande-Bretagne quittait l'UE. (Vera Eckert et Noor Zainab Hussain; Julie Carriat, Marc Angrand et Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand Boucey)