GB-L'immobilier, jugé très attractif avant le Brexit, vacille

vendredi 8 juillet 2016 11h59
 

par Sujata Rao

LONDRES, 8 juillet (Reuters) - L'immobilier d'entreprises britannique a fait les unes de la presse internationale cette semaine, victime d'un mouvement de panique à la suite du vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE), scrutin qui a poussé les gérants à "geler" plus de 20 milliards de dollars (18 milliards d'euros) dans leurs fonds.

Confrontés à la chute de la livre et aux prévisions de récession liées au "Brexit", les fonds immobiliers des grandes sociétés de gestion d'actifs comme Standard Life et Henderson ne peuvent plus promettre les rendements juteux qu'ils offraient quant le marché des bureaux à Londres était en pleine effervescence.

Les nombreux investisseurs britanniques et internationaux, qui s'étaient tournés vers cet actif peu liquide comme une alternative plus rentable aux taux de plus en plus bas sur le marché obligataire, ont demandé en masse à récupérer leur mise.

Face à cet afflux de sorties, les gérants ont préféré suspendre les rachats de parts afin d'éviter, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 2008, de devoir procéder en catastrophe à des ventes forcées d'immeubles, qui avaient entraîné des baisses de prix à Londres allant jusqu'à 40%.

La suspension des transactions permet aux fonds de se donner un peu plus de temps pour vendre des immeubles afin de dégager les liquidités nécessaires à la satisfaction des demandes de rachats de parts.

Par rapport à la crise financière de 2008, les montants investis dans l'immobilier sont nettement plus élevés, les investisseurs ayant été attirés sur les marchés les plus actifs comme New York ou Singapour, dans un contexte de rendements extrêmement faibles, voire négatifs, sur le marché obligataire.

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