Chine-Baisse des taux possible en fonction des stats-chercheurs

vendredi 8 juillet 2016 07h48
 

PEKIN, 8 juillet (Reuters) - Une baisse des taux en Chine n'est pas à exclure si les données économiques du deuxième trimestre ne correspondent pas aux attentes, écrivent les chercheurs d'un institut semi-public dans l'édition de vendredi du Shanghai Securities News.

En revanche, le coefficient des réserves obligatoires (RO) ne bougera sans doute pas en raison d'une liquidité suffisante, ajoutent les chercheurs de la Commission nationale du développement et de la réforme, principal organe de planification économique chinois.

Ils estiment aussi que le yuan pourrait redevenir stable voire même s'apprécier après avoir fléchi sous la pression d'une volatilité externe. Le yuan est tombé récemment à un plus bas de cinq ans et demi.

De fait, les analystes dans leur ensemble estiment qu'une mesure telle qu'une baisse du coefficient des RO libère trop de liquidité dans le système bancaire, alors même que les autorités chinoises tentent d'encadrer le risque crédit et d'éviter une forte dépréciation du yuan.

"Au vu de l'état des choses actuel, et en attendant un nouveau choc interne ou externe, nous pensons que la BPC (Banque populaire de Chine) soutiendra l'économie en se confinant à sa boîte à outils de gestion de la liquidité et à une gestion encadrée de la dépréciation du renminbi plutôt que recourir à des moyens plus spectaculaires", note Gilliam Hamilton (NSBO China Policy Research).

De multiples sources au fait de la situation ont dit vendredi à Reuters que la BPC avait interrogé des banques au sujet de leur besoins de facilités de prêt à moyen terme dans le courant du mois de juillet.

La banque centrale s'appuie de plus en plus sur ce type de prêts pour orienter les taux à moyen terme et gérer la liquidité du système bancaire. Les échéances de ces facilités varient de trois mois à un an.

Contactée par Reuters, la BPC s'est refusé à tout commentaire.

La Chine publiera la semaine prochaine les données du PIB de juin et du deuxième trimestre. Beaucoup d'analystes pensent que la croissance a diminué au deuxième trimestre, par rapport aux trois mois précédents. (Elias Glenn, Nathaniel Taplin, Bureaux de Shanghaï et de Pékin, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par)