LEAD 1-L'UE accepte une offre antitrust des transporteurs maritimes

jeudi 7 juillet 2016 12h45
 

(Actualisé avec des précisions, contexte, citation)

par Foo Yun Chee

PARIS, 7 juillet (Reuters) - Les autorités de la concurrence européennes ont accepté jeudi une proposition de 14 grands transporteurs maritimes, dont le français CMA CGM, visant à modifier leur méthode de tarification afin de mettre fin à une enquête de cinq ans sur des soupçons de pratiques anticoncurrentielles.

Le dossier est suivi de près par d'autres secteurs comme la grande distribution et la chimie, qui craignent que des méthodes de fixation des prix similaires ne se voient taxées d'entente illicite par les autorités de la concurrence.

La Commission européenne avait ouvert un dossier contre les compagnies de porte-conteneurs fin 2013, à la suite de perquisitions effectuées deux ans auparavant.

Ces compagnies ont proposé en février d'annoncer des taux réels contraignants de tarification 31 jours avant leur entrée en vigueur. Dans le cadre du système actuel, elles ne publient que le montant des augmentations sans préciser le tarif final.

Outre CMA CGM figurent aussi parmi les auteurs de cette proposition le danois A.P. Moller-Maersk et le suisse MSC, soit les trois principaux acteurs du secteur.

Outre ces derniers, les autres transporteurs maritimes concernés par la décision de la CE sont les allemands Hapag Lloyd et Hamburg Sud, le taïwanais Evergreen Marine, China Ocean Shipping (Group) Company (COSCO), OOCL (Orient Overseas Container Line), les sud-coréens Hanjin et Hyundai Merchant marine, les japonais Mitsui OSK Lines (MOL) et Nippon Yusen Kaisha, United Arab Shipping Company <UASC) et l'israélien Zim.

Reuters avait rapporté le 28 juin que la Commission européenne allait accepter la proposition des transporteurs.

"Grâce aux engagements offerts par 14 transporteurs, les prix de ces services seront plus transparents et la concurrence en sortira renforcée", a déclaré Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence.

Les engagements pris sont valables pour trois ans à compter de décembre. (Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)