LEAD 1-Grèce-Une seule offre, italienne, pour TRAINOSE

mercredi 6 juillet 2016 18h06
 

(Actualisé avec précisions et contexte)

ATHENES, 6 juillet (Reuters) - La compagnie publique italienne de transport ferroviaire Ferrovie dello Stato semble assurée de reprendre son homologue grecque TRAINOSE puisqu'elle a déposé la seule offre reçue par l'agence grecque des privatisations.

Athènes s'est engagé à accélérer les privatisations en échange du nouveau plan d'aide négocié l'an dernier avec ses créanciers internationaux, mais la récession dans laquelle a replongé l'économie grecque dissuade les investisseurs. Les autorités avaient d'ailleurs repoussé à trois reprises depuis le début de l'année la date limite pour le dépôt des offres pour TRAINOSE.

Ferrovie dello Stato a soumis une offre ferme avant l'heure limite de 14h00 GMT mercredi, a précisé la HRADF, l'agence des privatisations, dans un communiqué.

Deux autres acquéreurs potentiels, le russe Russian Railways et le groupe grec de construction GEK-Terna , qui avaient exprimé leur intérêt en avril, n'ont pas déposé d'offre engageante.

Le groupe russe a expliqué dans un communiqué que les informations disponibles ne lui avaient pas permis d'évaluer correctement la santé financière de TRAINOSE et ses perspectives. Il a ajouté qu'il continuerait d'étudier d'éventuelles collaborations avec des entreprises grecques.

Athènes est censé retirer six milliards d'euros de la cession de participations dans des entreprises publiques d'ici 2018 et des sources proches du dossier ont déclaré que la vente de TRAINOSE et de la société de maintenance ferroviaire ROSCO était censée rapporter 50 millions d'euros.

La HRADF a toutefois précisé qu'aucune offre n'avait été déposée pour ROSCO, ajoutant que son conseil d'administration allait se réunir rapidement pour étudier les suites à donner à la procédure.

Au total, les privatisations en Grèce n'ont rapporté que trois milliards d'euros depuis 2010 sur les 50 milliards prévus initialement. (Angeliki Koutantou, avec Gleb Stolyarov à Moscou; Marc Angrand pour le service français)