LEAD 1-GB-Le ministre des Entreprises propose d'alléger la fiscalité-FT

mercredi 6 juillet 2016 10h21
 

(Actualisé avec contexte, précisions)

LONDRES, 6 juillet (Reuters) - Le ministre britannique des Entreprises Sajid Javid propose au gouvernement de mettre en place un allègement de la fiscalité pour les particuliers et les entreprises pour adoucir les effets du ralentissement économique attendu après la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

Le ministre, qui a accordé un entretien au Financial Times, estime que le gouvernement doit moins s'occuper de réduire les déficits publics et davantage de relancer la croissance.

Après le Brexit décidé au terme du référendum du 23 juin, la livre a chuté et se traite à son plus bas niveau depuis 31 ans, signe de la baisse du moral des agents économiques.

Le Financial Times de dimanche évoquait déjà la décision du ministre des Finances George Osborne d'abaisser l'impôt sur les sociétés à moins de 15%.

Deux jours auparavant, le chancelier de l'Echiquier avait annoncé qu'il renonçait à son objectif d'excédent budgétaire à l'horizon 2020.

Sajid Javid estime lui aussi qu'il est difficile de faire des prévisions en matière de déficit des finances publiques.

"Est-ce que cela veut-dire 3% devient 4% ou 5% ? Je pense que personne ne peut le dire à ce stade", déclare-t-il.

Le déficit des Finances publiques britanniques a représenté un peu moins de 4% du produit intérieur brut (PIB) pour l'année fiscale qui s'est terminée fin mars.

Le ministre des Entreprises propose notamment de doubler le crédit d'impôt pour la recherche et le développement et d'augmenter la déduction annuelle pour investissement. Il préconise aussi de relever de 1.000 livres (1.200 euros) le seuil de déclenchement de l'impôt sur le revenu.

La Banque d'Angleterre a pour sa part pris mardi des mesures pour faire en sorte que les banques puissent continuer à prêter. Elle a ainsi renoncé à durcir les conditions de constitution des fonds propres imposées aux banques pour se protéger des retournements de cycle, libérant ainsi 150 milliards de livres (177 milliards d'euros) pour le crédit. (Kate Holton; Danielle Rouquié pour le service français)