Aéroports-Au moins 11 offres fermes pour Nice et Lyon-sources

lundi 4 juillet 2016 16h56
 

par Gilles Guillaume et Cyril Altmeyer

PARIS, 4 juillet (Reuters) - Au moins 11 offres fermes ont été déposées lundi par des groupes d'infrastructure et des fonds d'investissement pour la privatisation des aéroports de Nice et Lyon tandis qu'au moins deux candidats ont déclaré forfait dans la dernière ligne droite, a-t-on appris de sources proches des postulants.

La privatisation partielle du premier et du deuxième aéroport régional français pourrait rapporter jusqu'à 1,6 milliard d'euros à l'Etat, qui s'est déjà désengagé en 2014 de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Les offres fermes devaient être déposées le 4 juillet à midi au plus tard. L'Agence des participations de l'Etat (APE), qui pilote le processus, devrait se prononcer au mois d'août sur les offres reçues.

A côté de l'Etat, qui détient environ 60% du capital des aéroports, les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) en possèdent 25% et les collectivités 15%.

D'après une source proche du dossier, la fourchette des prix proposés par les candidats se situe en moyenne entre 750 et 900 millions d'euros pour les 60% dans Nice et entre 500 et 800 millions d'euros pour les 60% dans Lyon, soit une valorisation de 13-14 fois l'Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements).

Selon plusieurs source proches du dossier et des prétendants, au moins cinq groupes ou consortiums sont toujours intéressés par l'aéroport de Nice :

l'italien Atlantia, déjà opérateur de l'aéroport de Rome, associé pour une participation minoritaire avec EDF Invest, la branche d'investissement d'EDF ; un consortium emmené par le fonds français Ardian et comprenant les Caisses d'épargne; le groupe espagnol d'infrastructures Ferrovial associé au fonds Meridiam; le trio Vinci-CDC-Predica et enfin l'assureur allemand Allianz associé au fonds américain Global Infrastructure Partners (GIP).

Le tandem formé de l'aéroport de Zurich et du fonds de pension CPPIB (Canadian Pension Plan Investment Board) aurait quant à lui déclaré forfait, selon une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Les Echos. Le consortium a refusé de faire un commentaire.   Suite...