Allemagne-Voith vend sa part de 25% dans Kuka au chinois Midea

dimanche 3 juillet 2016 16h59
 

FRANCFORT, 3 juillet (Reuters) - Le groupe d'ingénierie mécanique allemand Voith a annoncé dimanche avoir décidé de vendre, pour environ 1,2 milliard d'euros, sa participation de 25,1% dans le fabricant de robots industriels Kuka au groupe chinois Midea, qui convoite au moins de 30% du capital de Kuka.

Comme Midea détient déjà 13,5% des actions Kuka, le rachat de la participation de Voith fait d'ores et déjà une réussite de son offre de rachat lancée mi-juin.

Le 16 juin, Midea a lancé une offre de rachat, qui court jusqu'au 15 juillet, de 115 euros par action Kuka, valorisant l'entreprise à 4,5 milliards d'euros.

Les visées de Midea, attestant des ambitions des firmes chinoises en Europe, ont suscité une polémique en Allemagne où l'on s'inquiète de voir des fleurons européens des technologies industrielles passer sous pavillon chinois.

Les deux groupes ont tenté de calmer les inquiétudes en annonçant mardi un accord d'investissement comprenant des engagements de ce dernier sur le maintien du siège social et des sites de production, ainsi que sur l'emploi, sur une période de sept ans et demi.

Le président du directoire de Kika Till Reuter a dit mercredi que l'entreprise avait engagé négociations confidentielles avec de potentiels nouveaux investisseurs afin de faire en sorte que Midea n'obtienne pas plus de 49% des actions du groupe.

Hubert Lienhard, président du directoire de Voith, considère son investissement dans Kuka comme une réussite étant donné que la valeur de sa participation a été multipliée par plus de deux en quelque 18 mois de présence au capital.

"Je suis convaincu que Voith est l'un des vainqueurs dans cette offre de reprise", dit-il.

Voith précise qu'il affectera la produit de la vente de ses parts dans Kuka au financement d'investissements dans des technologiques numériques, telles l'automatisation, la securité informatique, les capteurs et la robotique.

Hormis Midea et Voith, l'autre actionnaire de premier plan est l'investisseur allemand Friedhelm Loh, dont la participation s'élève à 10% du capital. (Victoria Bryan, Benoit Van Overstraeten pour le service français)