Air France s'efforce d'éviter la grève des hôtesses et stewards

vendredi 1 juillet 2016 19h19
 

PARIS, 1er juillet (Reuters) - Air France a proposé vendredi aux syndicats d'hôtesses et stewards un nouvel accord collectif ne prévoyant aucune remise en cause fondamentale de leurs conditions de travail afin d'éviter une semaine de grève en plein chassé-croisé estival.

Mais cette proposition, présentée juste avant l'arrivée lundi de Jean-Marc Janaillac à la tête d'Air France-KLM, ne satisfait pas pleinement les syndicats, qui regrettent que le nouvel accord appelé à entrer en vigueur le 1er novembre ne s'applique que sur 17 mois, soit jusqu'en mars 2018.

Pour stabiliser leurs conditions de travail et de rémunération, les hôtesses et stewards d'Air France souhaitent au contraire un nouvel accord courant sur cinq ans, soit plus longtemps que l'accord actuel, signé en 2013.

Le SNPNC-FO et l'UNSA-PNC, les deux syndicats représentatifs des 13.600 hôtesses et stewards d'Air France, ont confirmé lundi leur préavis de grève de sept jours reconductibles du 27 juillet au 2 août.

"Il est inenvisageable pour nous de lever notre préavis de grève au vu de la proposition qui nous a été faite", a déclaré à Reuters Christelle Auster, secrétaire générale adjointe du SNPNC. L'UNSA-PNC n'était pas immédiatement disponible pour commenter.

"On ne pouvait pas s'engager sur une longue durée sur un accord qui s'inscrit principalement dans la stabilité du contrat collectif", a expliqué de son côté le directeur des ressources humaines Gilles Gateau, invoquant les incertitudes pesant sur Air France à moyen terme.

"Le projet de l'entreprise va être redéfini avec l'arrivée de Jean-Marc Janaillac", a-t-il également fait remarquer, faisant référence au nouveau PDG d'Air France-KLM qui prend ses fonctions lundi.

Le successeur d'Alexandre de Juniac a évité de justesse une deuxième grève de quatre jours des pilotes en juin, en proposant à leurs syndicats une trêve jusqu'au 1er novembre en échange du gel des nouvelles mesures qui les avaient conduits à menacer de cesser le travail.

(Cyril Altmeyer, édité par Marc Angrand)