LEAD 1-La BCE n'envisage pas d'abandonner la clé de répartition du QE-sces

vendredi 1 juillet 2016 13h11
 

(Actualisé avec déclarations supplémentaires, précisions)

FRANCFORT, 1er juillet (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) n'envisage pas à l'heure actuelle de renoncer à la clé de répartition de ses rachats d'actifs et d'acquérir de la dette souveraine des pays de la zone euro au-delà de leur poids respectif dans son capital, ont déclaré vendredi à Reuters des sources proches de la BCE.

Bloomberg a rapporté que la BCE envisageait d'abandonner ce principe en raison de la pénurie d'emprunts d'Etat allemands, sur lesquels les investisseurs se sont rués en raison de leur statut de valeur refuge à la suite du vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

Des sources informées de la réflexion au sein de la BCE ont toutefois déclaré à Reuters que plusieurs autres initiatives seraient envisagées avant de prendre une telle décision, qui auraient d'importantes conséquences politiques, notamment en Allemagne, où le programme de rachats de dette souveraine de la BCE suscite de vives réticences.

En cas de pénurie de titres à racheter, la BCE envisagerait en premier lieu de relever le plafond du montant de sa participation à chaque émission obligataire qui ne soit pas protégée par des clauses d'actions collectives (CAC), ont dit les sources.

Pour ne pas disposer d'une minorité de blocage, la BCE limite à 33% sa participation aux émissions obligataires et à 25% quand ces dernières sont assorties de clauses d'actions collectives, qui permettent à une majorité qualifiée de créanciers d'accepter une éventuelle restructuration juridiquement contraignante pour l'ensemble des détenteurs de titres.

L'institut de Francfort pourrait aussi élargir la gamme des titres éligibles à son programme de rachats, selon ces mêmes sources.

La BCE pourrait de même renoncer à la règle qu'elle s'est elle-même fixée consistant à ne pas acquérir de titres dont le rendement est inférieur à son taux de dépôt, même si cela serait difficile étant donné l'effet a priori limité d'acheter des obligations dont les rendements sont déjà négatifs, toujours d'après ces sources.

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