La BCE n'envisage pas d'abandonner la clé de répartition du QE-sces

vendredi 1 juillet 2016 10h07
 

FRANCFORT, 1er juillet (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) n'envisage pas à l'heure actuelle de racheter de la dette souveraine des pays de la zone euro au-delà de leur poids respectif dans son capital et la barrière à franchir pour modifier cette clé de répartition est élevée, ont déclaré vendredi à Reuters des sources proches de la BCE.

Bloomberg a rapporté que la BCE envisageait d'abandonner ce principe en raison de la pénurie d'emprunts d'Etat allemands, sur lesquels les investisseurs se sont rués en raison de leur statut de valeur refuge à la suite du vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

Des sources informées de la réflexion au sein de la BCE ont toutefois déclaré à Reuters que plusieurs autres initiatives seraient envisagées avant de prendre une telle décision, qui auraient d'importantes conséquences politiques, notamment en Allemagne, où la politique de rachats de dette souveraine de la BCE suscite de vives réticences.

En cas de pénurie de titres à racheter, la BCE envisagerait en premier lieu de relever le plafond du montant de sa participation à chaque émission obligataire qui ne soit pas protégée par des clauses d'actions collectives, ont dit les sources. Elle pourrait aussi élargir la gamme des titres éligibles à son programme de rachats.

"Comme par le passé, nous modifierons les règles si nécessaire mais ce n'est pas à l'étude pour le moment", a dit à Reuters un membre du Conseil des gouverneurs de la BCE ayant requis l'anonymat. "Je m'attendrais à ce que de telles modifications soient assez techniques. La clé de répartition, ce serait politique cependant."

La BCE a refusé de s'exprimer officiellement sur le sujet. (Balazs Koranyi et Francesco Canepa; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Joanny)