30 juin 2016 / 06:11 / il y a un an

** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

PARIS/LONDRES, 30 juin (Reuters) - Les Bourses européennes sont attendues en légère hausse jeudi à l'ouverture, prolongeant le rebond des deux derniers jours à la faveur d'achats à bon compte, mais la livre sterling montre encore quelques signes de faiblesse à la suite du vote pour le "Brexit" et s'apprête à accuser une perte de plus de 7% en juin.

D'après les premières indications disponibles, l'indice CAC 40 parisien pourrait regagner encore jusqu'à 0,1% à l'ouverture, le Dax à Francfort 0,3% et le FTSE à Londres 0,1% après avoir effacé mercredi la totalité de ses pertes accusées vendredi et lundi dans la foulée de référendum.

Le redressement des marchés d'actions continue en Asie. L'indice MSCI des marchés d'actions Asie-Pacifique hors du Japon, qui avait reculé de 3% vendredi dernier, au lendemain du vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne, est lui aussi orienté à la hausse et gagne 1,46%.

A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a fini quasiment stable avec un gain limité à 0,06%, après avoir repris 1,59% la veille, alors que le yen recule légèrement face au dollar après avoir été très recherché pour son caractère de valeur refuge après le vote pour le Brexit.

Wall Street a terminé en hausse prononcée mercredi et les trois grands indices (+1,64% pour le Dow Jones) ont récupéré plus de la moitié des pertes subies la semaine dernière à la suite du Brexit.

Après un mouvement initial de panique autour du Brexit, "il ne semble pas que cela se propage en crise financière ou quelque chose de grave, au moins pour le moment", dit Hikaru Sato, analyste graphique chez Daiwa Securities.

Le président américain Barack Obama a dit mercredi s'attendre à ce que l'économie mondiale soit stable à court terme après le vote en faveur du Brexit, mais il s'est dit préoccupé sur les conséquences à plus long terme du référendum britannique sur la croissance.

Sur le marché des changes, la livre se traite à 1,3380 dollar, en repli de 0,34% mais loin de son plus bas de 31 ans touché lundi à 1,3122 dollar.

Le dollar marque une pause tout en restant près de son pic de trois mois et demi face à un panier de devises de référence.

L'euro reste sous pression, cédant 0,28% face au dollar, à 1,1095 mais reste largement au-dessus du seuil 1,0912 touché dans la tourmente vendredi dernier, là aussi son niveau le plus bas en trois mois et demi.

La récente chute des rendements des obligations souveraines, dont certains sont en territoire négatif, pousse également les investisseurs vers les actions.

Les rendements des titres de référence à 10 ans allemands et japonais, négatifs, ont tous deux touché leurs plus bas historiques ces derniers jours. Les rendements à 10 ans français et néerlandais sont aussi à des plus bas record, proches de zéro.

Le baril de pétrole efface une partie de ses gains de la veille, les craintes d'un mouvement de grève en Norvège s'étant apaisées. Le Brent recule de 1,2% à 50 dollars le baril tout rond après avoir pris plus de 4% la veille.

Le pétrole a à peu près récupéré toutes ses pertes liées au choc du Brexit. Le Brent a gagné 26% sur le trimestre dans l'espoir que la baisse de la production dans certains pays débouche sur un rééquilibrage du marché mondial.

VALEURS À SUIVRE

* AIRBUS GROUP. Ethiopian Airlines envisage de commander "entre 15 et 20" long-courriers pour étoffer sa flotte, comparant les mérites de l'A350-1000 d'Airbus et du 777X de Boeing pour étoffer sa flotte de long-courriers, a déclaré mercredi son PDG à Reuters.

Par ailleurs, Moody's a confirmé la note A2 de la dette senior non garantie d'Airbus Group, à laquelle est assignée une perspective stable.

* ORANGE a annoncé mercredi le projet d'acquérir 100% du capital de Sun Communications, le premier câblo-opérateur de Moldavie, une opération qui doit lui permettre de proposer à l'avenir une offre convergente mobile, internet et télévision.

* Les filiales américaines de DEUTSCHE BANK et de BANCO SANTANDER ont à nouveau échoué à des tests de résistance imposés par la Réserve fédérale (Fed) des Etats-Unis en raison de "faiblesses générales et importantes" résidant dans leurs procédures de planification du capital.

* Tableau des principaux marchés mondiaux : (Shinichi Saoshiro, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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