LEAD 1-Rome priée de ne pas se servir du Brexit pour aider ses banques

mercredi 29 juin 2016 18h38
 

(Actualisé avec déclarations de Renzi, Merkel, précisions)

par Francesco Guarascio

BRUXELLES, 29 juin (Reuters) - L'Allemagne et la Commission européenne ont invité mercredi l'Italie à respecter les règles communautaires en raison de l'intention prêtée au gouvernement de Matteo Renzi d'apporter une aide financière au secteur bancaire italien pour faire face aux turbulences provoquées par le vote de la Grande-Bretagne en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

Rome craint que les banques italiennes, qui ploient déjà sous 360 milliards d'euros de créances douteuses, un tiers du total de la zone euro, ne soient attaquées par des fonds spéculatifs alors que leur valeur boursière s'est effondrée depuis le vote britannique.

Des sources bancaires et gouvernementales ont déclaré lundi à Reuters que les autorités italiennes se préparaient à venir à la rescousse du secteur bancaire en réclamant davantage de souplesse de la part de l'Union européenne aussi bien en matière de dépenses publiques que d'aides de l'Etat.

Une telle initiative risquerait de heurter l'Allemagne, qui défend un strict respect des règles, notamment budgétaires.

"Au sujet de l'union bancaire, nous avons établi des règles spécifiques en ce qui concerne la mise en liquidation des banques et la recapitalisation des banques", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen à Bruxelles, le premier depuis le vote britannique en faveur du Brexit.

"On ne peut pas avoir de nouvelles règles tous les deux ans", a ajouté la chancelière allemande.

Un responsable européen avait auparavant déclaré à Reuters que la Commission, chargée de veiller au respect des règles financières et de concurrence au sein de l'UE, se tenait prête à aider le secteur bancaire italien en Italie mais n'avait pas approuvé les projets de Rome.   Suite...