LEAD 1-La BCE pas pressée d'agir après le Brexit-sources

mercredi 29 juin 2016 17h17
 

(Actualisé avec citations, propos de Constancio sur CNBC)

FRANCFORT, 29 juin (Reuters) - La Banque centrale européenne ne voit pas d'urgence à assouplir sa politique monétaire après le vote de la Grande-Bretagne en faveur d'une sortie de l'Union européenne, au vu de la réaction plus calme que prévu des marchés à ce Brexit, ont dit plusieurs sources à Reuters.

Les Bourses ont fortement reculé pendant deux séances vendredi et lundi avant de se redresser depuis, ce qui incite la BCE à adopter une position d'attente avant d'obtenir des éléments concrets sur les conséquences du vote britannique sur l'économie réelle, disent ces sources.

Des échanges avec plusieurs responsables au fait des réflexions au sein de la BCE ont dit que le récent rebond des marchés avait rassuré l'autorité monétaire et l'avait d'autant plus confortée dans une attitude attentiste que les indications sur les conséquences du Brexit font encore défaut.

Le vice-président de la BCE a dit espérer que les marchés allaient continuer à se stabiliser et que les conséquences économiques du Brexit ne se matérialiseraient que dans les années à venir.

"Au vu de cette réaction (des marchés) et des fondamentaux autour de ce problème, on peut espérer que les marchés se stabilisent", a déclaré Vitor Constancio à la chaîne CNBC.

"Maintenant, bien sûr nous n'en avons pas terminé avec les conséquences économiques", a-t-il ajouté. "La sortie du Royaume-Uni aura des conséquences négatives pour la croissance dans les années à venir, au Royaume-Uni en particulier."

Les sources ont souligné qu'il était trop tôt pour évaluer les conséquences du référendum sur la confiance des consommateurs et des investisseurs et que la BCE serait mieux armée pour prendre une éventuelle décision en réponse au Brexit une fois qu'elle disposera de projections économiques actualisées par ses équipes, en septembre.

"C'est un problème politique, pas un phénomène monétaire", a dit l'une des sources. "Nous pourrions agir, nous avons les instruments, mais cela ne réglerait pas le problème plus général et pour l'instant toute estimation sur l'impact du Brexit n'est que conjecture."   Suite...