Aéroports-Limak veut rallier le consortium de Cube sur Lyon-sces

mardi 28 juin 2016 16h53
 

PARIS/ISTANBUL, 28 juin (Reuters) - Le groupe turc Limak est en discussions pour rejoindre le consortium composé du fonds Cube Infrastructure et de l'aéroport de Genève dans le cadre de la privatisation de l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Les procédures d'appels d'offres pour la reprise des 60% de l'Etat dans les aéroports de Nice-Côte d'Azur et de Lyon sont entrées dans leur dernière ligne droite, avec le dépôt des offres fermes attendu d'ici le 4 juillet à midi.

Ces deux privatisations devraient rapporter jusqu'à 1,5 milliard d'euros à l'Etat, qui s'est déjà désengagé de l'aéroport de Toulouse-Blagnac en 2014.

Ni Limak, ni le fonds Cube Infrastructure, ni l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui pilote le processus, n'ont souhaité commenter ces informations.

Selon une source, Limak cherche actuellement un moyen de participer à la privatisation des aéroports régionaux français tout en étant publiquement moins exposé que dans le cas d'une candidature en solitaire.

Dans le contexte de l'état d'urgence en France, la candidature du groupe turc de construction et de gestion aéroportuaire a en effet fait l'objet de vives critiques, notamment de la part du maire de Nice Christian Estrosi.

Selon des propos rapportés vendredi dernier par le quotidien Nice Matin, le président de la métropole Nice Côte d'Azur et président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est ouvertement opposé à la candidature du groupe turc.

Selon plusieurs source proches du dossier et des prétendants, huit groupes ou consortiums étaient jusqu'ici intéressés par l'aéroport de Nice:

Limak ; le trio Vinci-CDC-Predica ; l'assureur allemand Allianz allié à Global Infrastructure Partners (GIP) ; l'italien Atlantia, déjà opérateur de l'aéroport de Rome, associé pour une participation minoritaire avec EDF Invest, la branche d'investissement d'EDF ; le quatuor Ardian-Siparex-Caisses d'épargne-JCDecaux ; Industry Fund Management (IFM) ; le groupe espagnol d'infrastructures Ferrovial associé au fonds Meridiam ; et enfin l'aéroport de Zurich en tandem avec le fonds de pension CPPIB (Canadian Pension Plan Investment Board).

Pour la plate-forme de Lyon, huit dossiers étaient également attendus :

Limak, Ardian-Siparex-Caisses d'épargne-Decaux, IFM, Ferrovial-Meridiam et Vinci-CDC-Predica sont aussi prétendants pour Lyon ainsi qu'Atlantia, seul cette fois ; s'y ajoutent le groupe australien d'investissement Macquarie, allié à la holding FFP de la famille Peugeot, dans un montage 80%-20% ; et le fonds Cube associé à l'aéroport de Genève dans un montage 90%-10%, mais avec peut-être d'autres partenaires. (Gilles Guillaume et Matthieu Protard à Paris et Seda Sezer à Istanbul, édité par Jean-Michel Bélot)