Londres suspend la vente de parts de RBS et Lloyds-sources

lundi 27 juin 2016 19h28
 

par Andrew MacAskill

LONDRES, 27 juin (Reuters) - Le gouvernement britannique a renoncé à vendre cette année des participations de l'Etat dans Royal Bank of Scotland (RBS) et Lloyds Banking Group en raison du vote pour la sortie du pays de l'Union européennes et de ses retombées boursières, a-t-on appris de plusieurs sources, une décision qui devrait le priver de plusieurs milliards de livres de recettes budgétaires.

Le Trésor prévoyait initialement de lever neuf milliards de livres (10,8 milliards d'euros) grâce à la vente d'une partie du capital des deux groupes bancaires, nationalisés pendant la crise financière.

Mais la tempête financière et les incertitudes économiques liées au vote de jeudi dernier l'ont contraint à repousser ces cessions jusqu'à 2017 au plus tôt, ont dit à Reuters des sources proches du Trésor.

Le ministère des Finances s'attend à une période prolongée de volatilité des marchés, ont expliqué les sources.

"Il nous faudra un certain temps pour évaluer les conséquences pour les banques avant de pouvoir ne serait-ce qu'envisager une vente", a dit l'une des sources.

Au-delà de ces deux privatisations bancaires, les incertitudes politiques et économiques risquent aussi de retarder le projet de cession d'un portefeuille de prêts d'environ 14,2 milliards d'euros détenu par Bradford & Bigley, une banque spécialisée dans le crédit immobilier également nationalisée pendant la crise, a expliqué l'une des sources.

Or, la dette publique qui a financé les nationalisations d'établissements financiers représente toujours une charge d'environ 200 millions de livres par mois sous forme d'intérêts, selon les données de l'Office for Budget Responsibility.

L'établissement public UK Financial Investments, qui gère les participations de l'Etat dans le secteur bancaire, et le Trésor ont refusé de commenter ces informations.   Suite...