BOURSE-Les compagnies aériennes en forte baisse, avertissement d'IAG

vendredi 24 juin 2016 14h20
 

LONDRES, 24 juin (Reuters) - Les valeurs européennes du transport aérien sont en forte baisse vendredi après le vote britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et l'avertissement lancé par IAG, maison mère de British Airways, qui n'atteindra pas ses objectifs financiers.

Les compagnies les plus exposées au marché britannique sont les plus touchées par le mouvement général de repli, IAG, EasyJet, Wizz Air et Ryanair perdant entre 13,8% et 17,8%.

A Paris, Air France-KLM cède 11,35% et à Francfort, Lufthansa abandonne 9,88%.

HSBC a abaissé à "alléger" sa recommandation sur l'ensemble du secteur. Sur Air France-KLM, la banque britannique a ramené son objectif de cours de 11 à 4,75 euros.

IAG a expliqué que l'impact du vote de jeudi ne devrait pas être important sur son activité sur le long terme mais qu'il le serait sur le court terme.

"Après le résultat du référendum et au vu de la volatilité actuelle, même si IAG continue de prévoir une hausse marquée de son bénéfice d'exploitation cette année, il ne prévoit plus de générer une hausse du bénéfice d'exploitation comparable à celle de 2015", a expliqué le groupe, qui contrôle aussi la compagnie espagnole Iberia.

Au-delà de ses conséquences sur le trafic dans les mois et les années à venir, un Brexit risque de remettre en cause certains droits de survol dont disposent les compagnies britanniques.

Le Royaume-Uni fait pour l'instant partie du marché unique européen du transport aérien, qui permet aux compagnies de desservir librement tous les pays membres, mais rien n'assure que ces droits seront maintenus à l'issue des négociations sur le Brexit.

Selon HSBC, une sortie de la Grande-Bretagne du marché unique du transport aérien pourrait affecter 30% des activités d'EasyJet, 30% de celles de Ryanair et 25% de celles de Wizz Air.

Pour contourner cet obstacle, les activités continentales de ces compagnies pourraient solliciter une licence de transporteur aérien européenne, mais cela nécessiterait de modifier leur structures, ce qui augmenterait leurs coûts et nuirait à leur flexibilité opérationnelle, estime la banque.

(Victoria Bryan; Marc Angrand pour le service français)