France-Coût des nouvelles mesures estimé à 6,5 mds en 2017-presse

vendredi 17 juin 2016 14h13
 

PARIS, 17 juin (Reuters) - Les nouvelles mesures annoncées par l'exécutif depuis le début de l'année représenteront un coût de 6,5 milliards d'euros en 2017, soit 2,4 milliards de plus que cette année, selon Challenges.

Ces estimations ont été établies par Valérie Rabault, députée socialiste du Tarn-et-Garonne et rapporteure de la commission des Finances de l'Assemblée, précise le magazine économique dans un article paru sur son site internet.

Ces nouvelles dépenses recouvrent notamment les mesures annoncées en faveur de la jeunesse, des enseignants ou des élus locaux.

Valérie Rabault a ainsi estimé qu'en 2017, les nouvelles dépenses liées à la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires s'élèveraient à 1,6 milliard, qui s'ajoutera au milliard d'euro d'allègement de la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales.

Les 200 millions pour l'indemnité des enseignants du primaire, les 500 millions pour l'accord de revalorisation des carrières de fonctionnaires et les 300 millions pour la généralisation de la garantie jeune viendront également gonfler la liste.

Ces nouvelles dépenses devront être compensées par de nouvelles économies dans le budget de l'Etat, le gouvernement ayant réaffirmé à plusieurs reprises que la France comptait respecter ses engagements européens et ramener son déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2017.

Alors que la faiblesse de l'effort structurel de la France est régulièrement soulignée, notamment par la Commission européenne ou la Cour des comptes, la politique de compensation des dépenses par de simples coupes budgétaires a atteint ses limites, estime Valérie Rabault.

"On arrive au bout de cette logique de rabot. On ne peut pas aller plus loin à moins de toucher au service rendu ou à l'organisation actuelle de l'administration", déclare la députée dans Challenges.

La Commission des Finances de l'Assemblée s'était ainsi prononcée le mois dernier contre l'annulation de 114 millions d'euros de crédits destinés au CEA et au CNRS, finalement abandonnée par François Hollande. (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)