Brexit-Macron ne voit pas la volatilité des marchés durer

vendredi 17 juin 2016 10h34
 

PARIS, 17 juin (Reuters) - La volatilité qui s'est emparée des marchés financiers à l'approche du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne ne devrait pas durer au-delà de la consultation du 23 juin, a estimé vendredi Emmanuel Macron.

Cela "crée aujourd'hui de la volatilité sur les taux mais je pense que ça ne durera pas au-delà", a dit le ministre de l'Economie sur RTL en soulignant que les banques centrales avaient fait savoir qu'elles étaient prêtes a agir si nécessaire.

Selon lui, une victoire des partisans du Brexit "peut faire baisser les marchés actions s'il y a un message d'anxiété générale, parce que les fonds américains, les fonds asiatiques peuvent décider de se désengager".

Mais "je pense que nous sommes en capacité collective, et c'est ce à quoi nous serons attachés les prochains jours, les prochaines semaines, à rassurer", a-t-il ajouté.

"Il peut y avoir aussi des écarts de change qui se créent (...) mais il faudra être vigilant et ensuite, je ne crois pas pour ma part à une remontée des taux d'intérêt liée à ce sujet", a encore dit le ministre.

Si Londres décidait de quitter l'UE, un processus qui pourra prendre jusqu'à deux ans, il faudra demander au gouvernement britannique "beaucoup de clarté le jour d'après" pour savoir quel type de relation il veut avoir avec ses anciens partenaires, s'il souhaite ou non conserver un accès au marché unique à l'image de pays comme la Norvège et de la Suisse qui eux, contribuent au budget européen, a-t-il poursuivi.

Et si les Britanniques votaient contre le Brexit, "il y a de toutes façons une réaction rapide à avoir pour éviter que d'autres pays n'engagent le même type de procédure", à savoir négocier de nouvelles concessions avec Bruxelles comme le Premier ministre David Cameron l'a fait avant de convoquer le référendum.

"Il ne s'agirait pas que le Danemark, les Pays-Bas, la Pologne se mettent à vouloir le même statut", a estimé Emmanuel Macron. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)