Brexit-La City se prépare à une nuit blanche

mercredi 15 juin 2016 18h31
 

par William James, Freya Berry et Patrick Graham

LONDRES, 15 juin (Reuters) - Les grandes banques internationales présentes dans la City seront sur le pied de guerre dès la nuit du 23 au 24 juin pour faire face à une volatilité sur les marchés financiers qu'elles anticipent sans précédent depuis des décennies une fois connus les résultats du référendum britannique sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.

Tous les grands noms de la finance internationale ont prévu d'avoir des équipes à pied d'oeuvre ou à disposition dès que les premiers résultats seront connus à partir de 21h00 GMT le 23 juin, ont dit des sources bancaires à Reuters.

"Tous les traders seront là (...) Ils n'aiment pas rater des grands moments et s'il doit y en avoir un, ils veulent être au bureau", a dit un responsable d'une grande banque installée dans le quartier de la finance de Canary Wharf.

Des équipes seront présentes à la Banque d'Angleterre dans la nuit du 23 au 24 et les respensables monétaires britanniques joignables en cas de besoin. Le ministère des Finances britannique n'a pas souhaité faire de commentaire sur ses dispositions.

Si toutes les classes d'actifs sont susceptibles de décaler fortement, les devises et tout particulièrement la livre sterling seront en première ligne.

La City représente 41% des quelque 5.300 milliards de dollars (4.715 milliards d'euros) d'échanges réalisés quotidiennement sur le marché des devises, plus du double des transactions effectuées aux Etats-Unis et sans commune mesure avec les 3% de part de marché de ses concurrents européens les plus importants, Paris et Zurich.

Le sterling, quatrième devise la plus traitée au monde, a déjà fortement décalé au gré des sondages sur l'issue du scrutin, le resserrement de l'écart entre les partisans d'une sortie et les tenants du maintien l'ayant poussé à la baisse.

Le taux de change de la livre pondéré par les échanges extérieurs a ainsi perdu plus de 10% depuis la mi-novembre.   Suite...