France-La SNCF confiante avant le coup d'envoi de l'Euro 2016

vendredi 10 juin 2016 13h17
 

PARIS, 10 juin (Reuters) - La SNCF se montrait confiante vendredi, à quelques heures du coup d'envoi de l'Euro, dans sa capacité d'acheminer les supporters au Stade de France, malgré la poursuite d'une grève à l'appel de Sud-Rail et de la CGT cheminots.

Le président de la société organisatrice du championnat d'Europe de football, Jacques Lambert, a estimé sur France inter que la compétition était déjà "un peu" ternie par les mouvements sociaux dans les transports et le traitement des ordures ménagères.

En fin de matinée, la SNCF faisait état d'un taux de grévistes de 7,1%, encore en baisse par rapport aux neuf jours précédents. Mais ce chiffre cache de grandes disparités selon les catégories de salariés.

Ainsi, selon l'entreprise, un conducteur de train sur deux en moyenne est en grève sur tout le territoire, dans le cadre de ce mouvement contre le projet de loi réformant le marché du travail et un nouveau cadre social pour le secteur ferroviaire.

La SNCF fait état d'un train sur deux circulant sur les lignes B et D du RER qui desservent le Stade de France, à Saint-Denis. Mais une cinquantaine de trains supplémentaires étaient prévus en soirée pour transporter des dizaines de milliers de supporters trois heures avant et trois heures après le match d'ouverture de l'Euro, entre la France et la Roumanie.

Pour assurer ce service, l'entreprise est contrainte de faire appel à une réserve de conducteurs mobilisables en cas d'aléas, ainsi qu'à des cadres. "Nous pouvons être confiant sur notre capacité à absorber le flux de supporters", dit-on à la SNCF, tout en admettant que des débordements ne peuvent être exclus.

"C'est forcément une crainte mais tout est fait pour être réactif en cas de problèmes", ajoute-t-on de même source. "Des agents de la police ferroviaire seront déployés sur les sites sensibles et le long du parcours, ainsi que des volontaires de l'information pour l'Euro (en gilets bleus)".

François Hollande et le Premier ministre, Manuel Valls, ont déclaré jeudi qu'ils n'excluaient pas, en cas de nécessité, de recourir à des réquisitions pour transporter les supporters dans de bonnes conditions.

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