Le chinois Geely veut développer les taxis londoniens en France

jeudi 9 juin 2016 12h47
 

PARIS, 9 juin (Reuters) - The London Taxi Company (LTC), fabricant des célèbres "black cabs" londoniens et filiale du chinois Geely, a présenté jeudi un nouveau véhicule hybride grâce auquel il espère se développer outre-Manche, et notamment en France.

Le taxi reprend tous les codes de l'actuel TX4 - dessin des phares, silhouette haute, portes antagonistes, strapontin et rayon de braquage spectaculaire - mais avec un avant plus imposant et surtout, à la place de son gros diesel de 2,8 litres, une motorisation électrique pour continuer à parcourir les villes, même après le prochain tour de vis en matière d'émissions polluantes.

"La directive européenne sur la qualité de l'air prévoit des seuils d'émission plus stricts à l'horizon 2020", a expliqué Peter Johansen, président de LTC, à des journalistes. "Ce véhicule se veut un outil pour aider à atteindre cet objectif."

Geely a racheté LTC en 2013 et investi depuis 300 millions de livres sterling (381 millions d'euros) pour en transformer la gamme. Une nouvelle usine est en construction dans le berceau historique de Coventry, au Royaume-Uni, accompagnée d'un centre de R&D spécialisé dans l'allègement des véhicules grâce à l'utilisation d'aluminium et de composites, et dans les chaînes de traction hybride-série.

Dans ce type d'hybridation, le moteur essence ne sert qu'à recharger les batteries électriques pour en allonger l'autonomie, et jamais à mouvoir le véhicule, contrairement aux hybrides les plus répandus où les deux moteurs peuvent animer les roues en même temps.

Le nouveau taxi, également dévoilé dans d'autres grandes agglomérations européennes, comme Barcelone, doit débarquer fin 2017 à Londres et courant 2018 dans le reste de l'Europe en conduite à gauche.

Il sera disponible dans d'autres couleurs que le traditionnel noir, retenu à l'origine en raison de son prix attractif après-guerre.

Le concept car doit être aussi présenté à des conseillers de la maire de Paris Anne Hidalgo ainsi qu'aux principales compagnies de taxi, certaines sociétés de voitures avec chauffeur et des spécialistes du transport de personnes à mobilité réduite, le "London Cab", même électrique, pouvant toujours accueillir aisément un passager en fauteuil roulant. (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)