France-Deux options étudiées pour la cession de RTE par EDF-presse

samedi 4 juin 2016 15h42
 

PARIS, 4 juin (Reuters) - L'Etat français et EDF étudient deux options principales pour la cession partielle de RTE, la filiale du groupe public chargée du réseau français de transport d'électricité, rapporte Le Figaro dans son édition de samedi.

L'ouverture du capital du gestionnaire du réseau électrique français s'inscrit dans un programme de cessions d'environ dix milliards d'euros d'actifs à l'horizon 2020 prévu par l'électricien français, lourdement endetté.

Selon Le Figaro, qui ne cite pas ses sources, l'Etat et EDF examinent deux options faisant chacune appel à une holding pour la cession de la moitié du capital de RTE.

Dans le premier cas, "EDF glisse entre RTE et lui une holding qui détiendrait 50% du capital et dans lequel il ferait appel à d'autres investisseurs" tandis que dans le second, ce serait la Caisse des dépôts (CDC) qui créerait une holding destinée à porter la moitié du capital de RTE.

Le quotidien indique également que les banques-conseil ont été choisies pour l'opération: Messier Maris et Goldman Sachs pour EDF, Citigroup et Barber Hauler pour RTE et enfin BNP Paribas et Compagnie Financière du Lion pour la CDC.

Ni EDF ni RTE n'étaient joignables samedi pour commenter cette information.

A l'heure actuelle, EDF possède la totalité du capital de RTE qui dispose cependant d'une gouvernance autonome en raison de la réglementation européenne de la concurrence, qui interdit aux producteurs d'électricité de contrôler les réseaux de distribution.

La loi française impose de son côté que la totalité de son capital soit détenue par EDF, l'Etat ou d'autres entreprises ou organismes appartenant au secteur public.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait indiqué en février qu'une ouverture du capital de RTE pourrait se faire à destination d'investisseurs publics et potentiellement d'autres partenaires.

EDF a annoncé vendredi soir la convocation d'une assemblée générale extraordinaire le 26 juillet sur son projet d'augmentation de capital de quatre milliards d'euros. (Bate Felix et Myriam Rivet, édité par Jean-Stéphane Brosse)