Lockheed Martin s'intéresse au marché des hélicoptères iranien

samedi 4 juin 2016 00h32
 

par Andrea Shalal

BERLIN, 4 juin (Reuters) - Lockheed Martin, le numéro un de la défense aux Etats-Unis et la nouvelle maison mère de Sikorsky, a commencé à étudier la possibilité de vendre des hélicoptères civils à l'Iran, tout en disant que le marché était peut-être trop petit et qu'il avait toujours besoin de conseils du gouvernement américain en la matière.

Le groupe, avec Boeing, est l'un des premiers grands noms de l'industrie aéronautique américaine à envisager la vente de matériel en Iran, ce qui serait une première depuis l'imposition de sanctions au pays par les Etats-Unis à la suite de la révolution islamique de 1979.

Plusieurs acteurs européens du secteur ont déjà conclu des contrats en Iran depuis la levée des sanctions, intervenue en janvier, imposées au pays pour ses activités nucléaires.

Airbus a reçu fin janvier une commande portant sur 118 avions d'Iran Air, représentant quelque 25 milliards de dollars sur la base des prix catalogue.

Début février, ATR, coentreprise d'Airbus et de Finmeccanica, a annoncé un contrat avec Iran Air pour 40 appareils ATR 72-600, une commande que le groupe estime à un milliard d'euros.

AgustaWestland, une division de Leonardo Finmeccanica , a dit avoir reçu des marques d'intérêt pour ses hélicoptères de la part d'opérateurs voulant développer des activités en Iran.

Les Etats-Unis ont accordé en février à Boeing l'autorisation de discuter avec des compagnies aériennes iraniennes mais il en faudra une autre à l'avionneur s'il veut vendre des appareils car l'Iran reste assujetti à des restrictions de la part des Etats-Unis.

En avril, une délégation de Boeing s'est rendue en Iran pour discuter de la vente d'avions de ligne et des conditions d'un éventuel contrat.   Suite...