REPORTAGE-Les Grecs fatalistes face à la nouvelle hausse de la TVA

jeudi 2 juin 2016 17h49
 

par Georgia Kalovyrna et Lefteris Karagiannopoulos

ATHÈNES, 2 juin (Reuters) - Dans le café qu'il tient près de la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, Constantinos Garifallou commente par un haussement d'épaules la nouvelle hausse de la TVA entrée en vigueur mercredi.

S'il a fini par s'y habituer, c'est qu'il s'agit de la sixième hausse en six ans. Elle a été imposée à Athènes par le plan d'aide international élaboré par ses créanciers.

"On espère qu'il y a un plan, que d'ici six ou neuf mois, ils reviendront sur cette décision", explique Constantinos Garifallou, évoquant le gouvernement conduit par Alexis Tsipras qui s'est engagé à contrebalancer les effets des hausses d'impôts en Grèce, engluée dans la récession depuis près de sept ans.

En plus de la hausse de la TVA, désormais à 24%, les taxes sur l'alcool, le tabac, la téléphonie mobile, internet ou encore le café, seront relevées à partir de l'année prochaine.

Les parlementaires grecs ont adopté sans enthousiasme le mois dernier une série de relèvements de taxes et de réformes du système des retraites afin que la Grèce réponde aux critères fixés dans le plan d'aide signé l'été dernier, d'un montant susceptible d'atteindre 86 milliards d'euros.

"Il s'agit de taxer de l'argent qui n'existe pas", proteste Pavlos Asteriou, un enseignant à la retraite. "Où allons-nous trouver cet argent ? C'est pour ça que cette mesure va échouer et que nous allons nous retrouver au point de départ."

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