LEAD 2-Pas d'alertes de l'Airbus d'EgyptAir avant le crash-enquêteur

jeudi 2 juin 2016 12h20
 

(Ajoute réaction du président d'EgyptAir)

LE CAIRE, 2 juin (Reuters) - Une source proche de l'enquête sur l'accident d'un Airbus A320 d'EgyptAir le 19 mai dernier en Méditerranée et le président de la compagnie aérienne égyptienne ont démenti jeudi qu'une série d'alertes ait été émise par l'avion dans les 24 heures précédant sa disparition en mer, comme l'ont rapporté mercredi des médias en France.

"Il n'est pas vrai, comme l'ont dit certains médias français, que des messages Acars signalant la présence de fumée aient été envoyés à trois reprises successives pendant les vols de l'avion vers Asmara en Erythrée, et Tunis et à son départ du Caire", a déclaré cet enquêteur.

Acars est un système embarqué de communications qui envoie régulièrement des données de vol de l'appareil à la compagnie exploitante.

De son côté, Safwat Moussallam, le président d'EgyptAir interrogé à Dublin, a répondu: "Pour moi, ce n'est pas vrai."

Il a ajouté que le vol MS804, qui s'est abîmé en Méditerranée alors qu'il effectuait la liaison Paris-Le Caire, tuant les 66 personnes à bord, n'avait pas signalé de problème de maintenance avant son départ et que l'avion était "normal".

"Nous faisons pleinement confiance à l'appareil et au pilote", a-t-il ajouté en marge du congrès annuel de l'Iata (Association internationale du transport aérien).

Le rayon de la zone de recherches des enregistreurs de vol a été ramené de cinq à deux kilomètres après qu'un signal a été détecté par un navire français, a ajouté cette source.

A Paris, le secrétaire d'Etat français en charge des Transports, Alain Vidalies, a déclaré jeudi matin qu'il faudrait une huitaine de jours avant que les boîtes noires puissent être récupérées.

(Lin Noueihed, avec Sarah Young à Dublin; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Marc Angrand)