La grève des raffineries, "une perte importante" pour Total-doc

mercredi 1 juin 2016 17h51
 

PARIS, 1er juin (Reuters) - La grève qui touche les raffineries de Total en France représente pour la compagnie pétrolière "une perte importante", a indiqué un responsable du groupe dans un document interne obtenu par Reuters.

Cette grève, qui s'inscrit dans le mouvement de contestation de la loi Travail, a entraîné l'arrêt de plusieurs raffineries de Total depuis deux semaines.

Selon une source industrielle, la perte atteint pour Total entre 40 millions et 45 millions dollars par semaine (35,8 à 40,3 millions d'euros).

"Financièrement, (la grève) représente tout d'abord une perte importante", a souligné Michel Charton, directeur du raffinage et de la chimie de base du groupe en Europe, dans une communication interne diffusée mercredi.

"Mais les dommages vont au-delà : c'est globalement un coup d'arrêt aux efforts menés depuis quatre ans par les équipes pour faire progresser notre taux de disponibilité, sécuriser notre outil industriel, rechercher des clients et les fidéliser... Bref, redresser nos activités en France", a-t-il ajouté.

Total exploite cinq des huit raffineries de pétrole brut françaises.

Mercredi, en début d'après-midi, quatre d'entre elles étaient à l'arrêt (Normandie, Grandpuits, Donges et Feyzin) tandis que le site de La Mède (Bouches-du-Rhône) avait repris ses expéditions de carburants et tournait à 80% de ses capacités.

Total a récemment menacé de revoir ses projets dans le secteur du raffinage et de la pétrochimie en France si le mouvement de grève se poursuivait. (Bate Felix et Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)