Montré du doigt en Inde, Leonardo-Finmeccanica réplique

lundi 30 mai 2016 21h11
 

MILAN, 30 mai (Reuters) - Le groupe italien de défense Finmeccanica a menacé lundi de remettre en question sa présence en Inde, quelques jours après l'annonce par New Delhi de sa volonté de l'écarter des appels d'offres publics en raison de soupçons de corruption dans un marché d'hélicoptères.

Plusieurs anciens dirigeants du conglomérat - dont l'Etat est actionnaire - ont été jugés coupables par la justice italienne d'avoir eu recours à la corruption active pour emporter en 2010 un contrat de fourniture d'hélicoptères à l'Inde pour 560 millions d'euros.

Finmeccanica a pris ses distances avec le dossier en affirmant qu'il concernait des comportements individuels et non la politique de l'entreprise dans son ensemble, mais le ministre indien de la Défense a affirmé que le groupe ne serait pas autorisé à participer aux futurs appels d'offres publics.

Répondant à ces propos, Finmeccanica a déclaré dans un communiqué que ses activités en Inde étaient "très marginales".

"La société espère qu'une solution commune et transparente sera trouvée dès que possible afin de faire la lumière sur les initiatives en cours et les opportunités futures", a ajouté le groupe.

"Si cela n'était pas le cas, la société ne manquera pas d'évaluer la situation au vu de la faible importante de ses activités actuelles dans le pays."

Dans le même communiqué, le groupe d'aéronautique et de défense confirme ses prévisions financières pour cette année, à savoir 20 milliards d'euros de commandes et un résultat d'exploitation de 1,22 à 1,27 milliard d'euros, précisant qu'aucune nouvelle commande indienne n'était intégrée dans les prévisions budgétaires. (Giulia Segreti; Marc Angrand pour le service français)