May 30, 2016 / 3:38 PM / in a year

LEAD 1-La Grèce dit ne pas pouvoir répondre à certaines exigences

3 MINUTES DE LECTURE

(Actualisé avec précisions)

ATHÈNES, 30 mai (Reuters) - La Grèce a annoncé à ses créanciers internationaux qu'elle ne pouvait pas mettre en oeuvre certaines mesures supplémentaires exigées en échange de nouveaux prêts dans le cadre de son plan de sauvetage, apprend-on lundi de trois sources proches du dossier.

Cette décision, si elle se confirme, pourrait encore retarder le déblocage de fonds dont l'Etat grec à un besoin urgent pour honorer des échéances de prêts du Fonds monétaire international (FMI) en juin et d'obligations de la Banque centrale européenne (BCE) en juillet, et couvrir des arriérés de paiements en augmentation constante.

Après des mois de négociations, la Grèce a signé mercredi un accord avec ses créanciers prévoyant le déblocage de 10,3 milliards d'euros de nouveaux prêts et la promesse d'un allègement du fardeau de sa dette en 2018.

Mais dans une lettre envoyée la semaine dernière aux créanciers, le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, a fait savoir qu'un certain nombre des conditions supplémentaires ne pourraient pas être respectées, a-t-on précisé de mêmes sources.

Le ministère des Finances s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat et il n'a pas été possible de savoir si le déblocage des fonds pouvait être remis en question.

Selon l'une des sources, certaines des nouvelles conditions jugées impossibles ont trait aux réformes des retraite.

Tsipras opposé Au Gel De Certains Salaires

"Nous ne pouvons pas faire des modifications importantes. Mais nous procéderons aux amendements techniques qui ont été discutés. Certains d'entre eux sont judicieux", a dit à Reuters un responsable du gouvernement grec.

Selon le journal Ta Nea, la lettre a été envoyée à Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, et Poul Thomsen, directeur pour l'Europe du FMI.

A Bruxelles, un responsable de l'Union européenne a confirmé la poursuite de discussions avec la Grèce pour "oeuvrer à finaliser les mesures" suite aux préoccupations formulées par Athènes.

Selon Ta Nea, les désaccords concernent notamment la privatisation de l'exploitant de réseau électrique ADMIE et le gel de salaires de certains fonctionnaires, comme les garde-côtes et les policiers.

Lors d'un débat au Parlement la semaine dernière, le Premier ministre, Alexis Tsipras, a déclaré que le gel des salaires de ces fonctionnaires serait "une grande injustice".

Dans le but d'obtenir de nouveaux fonds, la Grèce a adopté notamment des réformes des retraites, des augmentations d'impôts et la création d'un fonds de privatisations ainsi que des réductions de dépenses qui entreraient en vigueur si Athènes n'atteignait pas les objectifs budgétaires fixés par ses créanciers.

Ces mesures ont suscité l'hostilité de l'aile gauche de la coalition au pouvoir, qui ne dispose que d'une courte majorité au Parlement.

Renee Maltezou; Juliette Rouillon pour le service français, édité par Patrick Vignal et Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below