LEAD 1-Espagne-Le socialiste Sanchez demande le soutien de Podemos

mardi 1 mars 2016 18h30
 

(actualisé avec déclarations de Sanchez au Parlement)

MADRID, 1er mars (Reuters) - Le chef de file des socialistes espagnols, Pedro Sanchez, a demandé mardi au parti anti-austérité Podemos de soutenir la coalition qu'il tente de mettre sur pied avec le mouvement de centre-droit Ciudadanos dans l'espoir de former un gouvernement.

Pedro Sanchez, dont la formation politique est arrivée deuxième des élections législatives de décembre, n'est pour l'heure pas parvenu à réunir autour de lui une coalition viable, comme le Président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, qui lui a passé le relais.

Pour prendre la tête de l'exécutif espagnol, il devra obtenir la majorité absolue mercredi. En cas d'échec, une majorité simple suffira lors d'un deuxième scrutin organisé vendredi.

Malgré l'accord conclu avec la formation de centre-droit Ciudadanos, il manque encore 46 voix à Pedro Sanchez pour obtenir la majorité absolue et ses chances sont minces d'obtenir des soutiens de dernière minute.

"Lors des élections, la gauche n'a pas obtenu suffisamment de voix pour former un gouvernement d'une seule couleur politique", a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires.

"En revanche, ceux qui ont remporté une grosse majorité, ce sont les forces du changement", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du PSOE a exclu de s'allier au Parti populaire de Mariano Rajoy qui privilégie de son côté une large coalition avec les socialistes et Ciudadanos.

"C'est une erreur de penser que le parti qui a obtenu le plus de voix doit gouverner", a-t-il dit, invitant Mariano Rajoy à abandonner la partie, ce qui a provoqué une bronca dans les rangs des députés du Parti populaire.

La formation anti-austérité Podemos, arrivée troisième des législatives, refuse de son côté d'entendre parler d'une alliance avec Ciudadanos, disant privilégier la conclusion d'un pacte entre partis de gauche.

Si Pedro Sanchez échoue aux scrutins de mercredi et vendredi, les autres partis politiques auront à leur tour deux mois pour proposer une alternative. Faute de solution, de nouvelles élections législatives seront organisées, probablement à la fin juin. (Paul Day; Nicolas Delame pour le service français)