LEAD 1-RBS-Perte annuelle de près de £2mds, le titre chute

vendredi 26 février 2016 10h08
 

(Actualisé avce précisions, déclarations, cours de Bourse)

LONDRES, 26 février (Reuters) - Royal Bank of Scotland Group a fait état vendredi d'une perte annuelle de 1,97 milliard de livres sterling (2,49 milliards d'euros), s'affichant dans le rouge pour une huitième année consécutive en restant plombée par des coûts de restructurations et de frais juridiques très lourds.

La perte au titre de l'exercice 2015 est toutefois inférieure de 43% à celle de 3,47 milliards de livres enregistrée l'année précédente.

RBS, qui n'a pas dégagé de bénéfices depuis son renflouement par le gouvernement britannique en 2008, a dit que ses coûts de restructuration avaient atteint 2,9 milliards de livres.

Les frais juridiques ont représenté 3,6 milliards de livres.

Vers 09h00 GMT, l'action RBS cède près de 7% à la Bourse de Londres, dont l'indice de référence gagne 1,24% au même moment. Il s'agit de la plus forte baisse de l'indice européen FTSEurofirst 300.

"Nous prévoyons de réduire encore de 800 millions de livres notre base de coûts", a déclaré le directeur général de la banque Ross McEwan. "C'est un domaine dans lequel nous devons continuer à faire preuve de discipline en raison de l'environnement macroéconomique incertain et de taux d'intérêt bas auquel nous sommes confrontés."

La banque qui cherche à se séparer de son réseau de banque de détail Williams & Glyn a dit que le processus ne serait pas achevé avant le premier trimestre 2017.

Pour cette raison et du fait du possible allongement des délais pour le règlement de litiges sur des prêts hypothécaires aux Etats-Unis, elle a ajouté qu'elle ne serait pas en mesure de reprendre la distribution d'un dividende avant cette échéance.

RBS, qui fut brièvement la première banque mondiale en termes de bilan, a passé les huit dernières années à réduire ses coûts et à se restructurer après le plan de sauvetage de 45 milliards de livres dont elle a bénéficié en 2008.

Elle reste contrôlée à hauteur de 73% par le gouvernement britannique. (Lawrence White, Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand Boucey)