L'OCDE appelle le G20 à poursuivre les réformes structurelles

vendredi 26 février 2016 06h53
 

SHANGHAI, 26 février (Reuters) - L'OCDE a appelé vendredi les membres du G20 à accélérer le rythme des réformes pour stimuler la croissance, dans un contexte commercial atone et de faiblesse des investissements.

Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 se réunissent vendredi et samedi à Shanghai pour discuter des moyens de stabiliser les marchés et de relancer la croissance.

L'Organisation de coopération et de développement économiques évoque dans son rapport publié vendredi des perspectives incertaines de croissance, avec un ralentissement des économies émergentes et du commerce mondial ainsi qu'un retard dans la reprise des économies avancées dû à un manque d'investissement.

Elle déplore le ralentissement des réformes dans ce contexte difficile.

"Compte tenu de l'ampleur et de la nature évolutive des problèmes de croissance (...) auxquels sont confrontées les économies avancées et émergentes, le ralentissement du rythme des réformes structurelles est profondément préoccupant", a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurría dans un communiqué.

L'OCDE est chargée de surveiller les réformes menées par les pays du G20 pour tenir leur promesse de 2014 de faire progresser la croissance mondiale de deux points de pourcentage d'ici 2018.

Les membres du G20 avaient promis à l'époque près de 800 réformes au total pour adapter leurs économies, mais la mise en oeuvre tarde à venir, a estimé Angel Gurría lors d'une conférence de presse en marge de la réunion du G20.

"Au moment-même où nous en avons le plus besoin, où il faut accélérer les réformes, il y a un ralentissement des réformes", a dit Angel Gurría.

"Le problème est que ça ne vient pas, même (la cible de) 2% sur laquelle nous nous sommes accordés n'est pas au rendez-vous", a dit le secrétaire général. "C'est quelque chose qui nous inquiète beaucoup."

L'OCDE estime dans son rapport que le rythme des réformes est en général plus élevé dans le sud de l'Europe, en Italie et en Espagne par exemple, que dans les pays d'Europe du Nord. Ailleurs, les moteurs de réforme sont principalement le Japon, la Chine, l'Inde et le Mexique. (Jan Strupczewski; Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)