** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

jeudi 18 février 2016 08h00
 

PARIS/LONDRES, 18 février (Reuters) - Les principales Bourses européennes devraient ouvrir dans le désordre jeudi, prises entre le risque d'un Brexit et la poursuite du rebond du pétrole dans l'espoir que les grands producteurs s'entendent pour geler la production.

Le sentiment des investisseurs à Londres est refroidi par les craintes que les dirigeants européens ne parviennent pas à s'accorder sur les concessions à faire au Royaume-Uni pour convaincre les Britanniques de rester dans l'Union européenne lors du Conseil jeudi et vendredi à Bruxelles.

D'après les premières indications disponibles, l'indice CAC 40 parisien pourrait gagner jusqu'à 0,5% à l'ouverture et le Dax à Francfort 0,7%, mais le FTSE à Londres pourrait perdre jusqu'à 0,2%.

La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 2,28% dans le sillage de Wall Street, prolongeant sa reprise après un plus bas de 16 mois touché la semaine dernière. Les investisseurs ont ignoré la statistique de la balance commerciale japonaise, qui a fait état d'une forte baisse des exportations en janvier.

L'indice large MSCI Asie-Pacifique hors Japon gagne 1,7%, s'éloignant encore de son creux de trois semaines touché la semaine dernière.

Mercredi, Wall Street a poursuivi son redressement avec une troisième séance consécutive de progression à la faveur de la forte hausse des cours du pétrole dont a profité le secteur de l'énergie. L'indice Dow Jones a pris 1,59%, le S&P-500 1,65% et le Nasdaq Composite 2,21%.

Sur le marché des changes, l'euro est en légère hausse face au dollar à la suite du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, publié mercredi, qui a souligné l'incertitude quant aux perspectives économiques mondiales. Les responsables de la Réserve fédérale américaine ont réfléchi en janvier à une modification de la trajectoire prévue pour les taux d'intérêt aux Etats-Unis en 2016 en raison de leurs inquiétudes sur les conséquences des turbulences financières internationales sur l'économie américaine.

Sur le front du pétrole, le Brent reprend encore 1% et se rapproche des 35 dollars le baril après le soutien apporté par l'Iran à l'initiative lancée par la Russie et l'Arabie saoudite sur un gel de leurs niveaux de production en 2016. Les analystes doutent néanmoins des chances de réussite d'un tel plan pour réduire l'excédent d'offre de pétrole dans le monde, faute d'un engagement de l'Iran à limiter sa propre production de brut.

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